Samuella Irakiza offre le drapeau de l’EAC à l’école fondamentale SOS

Samuella Irakiza offre le drapeau de l’EAC à l’école fondamentale SOS

À seulement 11 ans, cette élève de la classe de 6ème année a eu la merveilleuse idée d’offrir un drapeau de la communauté Est-africaine à son établissement.

 

Le directeur Télesphore Mbonimbarira avec Samuella Irakiza.©DR

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années, dit-on. Samuella l’a prouvé quand elle a appris que le Secrétaire Général de l’East African Community était en visite au Burundi pour solliciter une audience dans le but de plaider pour son école qui manquait le drapeau de l’EAC. Une idée ingénieuse de la part d’une jeune fille de son âge qui a agréablement surpris le SG le poussant à lui accorder un drapeau tout neuf qui flotte maintenant dans les enceintes de l’Ecofo SOS de Bujumbura. La brillante élève sait très bien ce qu’elle veut puisqu’elle se voit déjà inscrite dans le « Guiness des records » de SOS pour cette réalisation.

 

En compagnie du directeur Télesphore Mbonimbarira, Samuella Irakiza pose près du drapeau qu’elle a procuré à l’Ecofo SOS. ©DR

 

Entouré des drapeaux de l’Unité, du pays et du Village d’enfants SOS, celui de l’EAC flotte depuis le 2 juin 2021 grâce au courage de cette écolière qui l’a cherché pour son établissement. Les enseignants de l’Ecofo SOS, les dirigeants et tous les élèves saluent cette initiative qui montre l’esprit du leadership de la petite Samuella. « Ce geste louable permettra aux enfants de développer le sentiment d’appartenance dans la communauté Est-africaine puisqu’ils apprennent déjà son hymne en Swahili », s’enchante le directeur Télesphore Mbonimbarira.

 

Elle voulait marquer l’utilité de son passage

 

Samuella Irakiza offre le drapeau de l’EAC à l’école fondamentale SOS. ©DR

Interrogée sur la motivation de sa demande pour son établissement, Samuella se dit très ravie de pouvoir offrir ce drapeau qui manquait et qui se faisait remarquer puisque le vide s’observait sur le poteau lui réservé. « Je vais bientôt quitter cette école qui m’a beaucoup appris et j’ai voulu la procurer ce drapeau pour marquer l’utilité de mes années passées ici », explique-t-elle avec un ton sérieux rare chez les enfants de son âge. La petite qui rêve de devenir médecin souhaite développer son plaidoyer dans le but d’améliorer les conditions sanitaires quand elle sera grande. Agréablement surpris, le directeur Mbonimbarira qui dirigeait l’école primaire SOS de Muyinga avant son affectation à Bujumbura atteste qu’il n’avait jamais rencontré d’enfants aussi déterminés que la très jeune Samuella.

 

Quand elle contactait le protocole du Secrétaire général de l’East African Community personne ne croyait qu’elle allait faire une demande qui marquera sa génération de l’Ecofo SOS.

 

Par Thierry Niyungeko