Le Burundi se joint au reste du monde pour célébrer la Journée Mondiale de la liberté de la Presse

Le Burundi se joint au reste du monde pour célébrer la Journée Mondiale de la liberté de la Presse

Ce 04 Mai 2020, le Burundi s’est joint au reste du monde pour célébrer la Journée Mondiale de la liberté de la Presse. Pour l’édition 2020, cette journée se célèbre sous le thème : ‘’ Liberté de la presse, un journalisme sans crainte ni complaisance’’.

Le lancement des activités a vu la participation de différentes autorités notamment le ministre de la communication et des médias, la présidente de la maison de la presse, les ambassadeurs de la chine, de France, et de la Belgique au Burundi, les journalistes de différents médias, ainsi que beaucoup d’autres invités.

 

Discours et autres mots clés

Dans son mot d’accueil, Denise MUGUGU, présidente de la maison de la presse a rappelé que la liberté de la presse n’est en rien une faveur aux professionnels ou à leurs médias respectifs. C’est plutôt une opportunité de contribuer sereinement au renforcement de la paix et du développement durable des communautés. Elle précise : ‘’ Cette mission nécessite un environnement qui favorise l’accès des medias à l’information publique, à la protection des journalistes et au respect des règles professionnelles’’.

Laurent KAGANDA, vice-président du Conseil National de la Communication (CNC) a rappelé que le projet de délivrance de la carte de presse continue. Sur 1728 demandeurs, 997 ont déjà obtenu leurs cartes de presse, soit 57,69%.

Par la même occasion,  Laurent KAGANDA a rappelé aux journalistes et aux techniciens de l’information qui n’ont pas encore rempli leurs dossiers de presse de le faire sans tarder pour se conformer à la loi car dans un peu plus de deux mois, il ne sera plus possible d’exercer sans ce document. La carte de presse sera exigible.

Frédéric NAHIMANA, ministre de la communication et des médias félicite les journalistes et les professionnelles des medias pour cette journée combien précieuse pour eux.  Il insiste que celle-ci est une occasion de se contrôler et de faire un auto-examen pour le travail déjà fait.

S’exprimant sur  l’état des lieux de la liberté de la presse au Burundi, le ministre NAHIMANA est satisfait. Il met en exergue les relations qu’il qualifie de bonnes entre les organes de presse et les institutions de la république. Il souligne aussi un fond de promotion de la liberté de la presse créé, et la carte de presse qui va protéger le journaliste pour qu’il ne soit pas confondu. Il ajoute aussi les dialogues interprofessionnels entre les journalistes et l’administration qui sont tenu pour favoriser  la livraison de l’information sans obstacles.

 

Les Prix médias 2019 décernés

 

Les activités du jour ont vu également  la remise des prix médias 2019. Le prix média 2019 était organisé sous le thème  » Le rôle des médias dans l’assainissement du contexte des élections de 2020 au Burundi ».

Dans la catégorie radio, le premier prix a été décerné à Apollonie DUSABE  de la Radio ISANGANIRO avec une note de 18/20.

Dans la presse écrite, le premier prix est revenu à Edouard NKURUNZIZA du Groupe de presse IWACU, classé premier avec un score de 15/20.

Pour la télévision, OPP2 Nestor NDAYISHIMIYE de la cellule de communication du ministère de la sécurité a pris la tête du classement avec une note de 16/20.

Les trois lauréats ont reçu des postes téléviseurs numériques et une enveloppe dont la somme n’a pas été dévoilée.

 

Signalons également que des prix ont été octroyés aux deuxièmes de chaque catégorie et à ceux que le jury a classé comme ‘’mention spéciale’’.

Janvier CISHAHAYO