L’agriculture, un secteur clé pour le développement économique du Burundi

L’agriculture, un secteur clé pour le développement économique du Burundi

Le Burundi est un pays à vocation agricole, qui tire sa richesse et sa subsistance de la terre. L’agriculture occupe une place centrale dans l’économie et la société burundaises, en tant que principal employeur, fournisseur alimentaire et moteur de la croissance. Dans cet article, nous examinons l’importance de l’agriculture dans l’économie burundaise et son potentiel pour dynamiser la croissance économique. 

 

L’agriculture comme principal employeur

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’agriculture emploie environ 90% de la population active du Burundi, soit plus de 10 millions de personnes. Elle constitue la principale source de revenus et de moyens de subsistance pour les agriculteurs et les travailleurs agricoles, qui vivent majoritairement en milieu rural.

Toujours, selon la même organisation, l’agriculture assure également la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays, en fournissant environ 95% de l’offre alimentaire. Les principales cultures vivrières sont le manioc, la banane, le haricot, le maïs et le riz. L’agriculture permet de réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires, qui représentent environ 10% de la demande selon les données de l’Institut National de la Statistiques au Burundi (INSBU). Selon cette dernière, les principaux produits alimentaires importés sont le riz, le sucre, l’huile végétale, le lait et les produits laitiers, la farine de blé, etc. Les principaux pays d’importation sont la Tanzanie, l’Inde, la Chine, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, etc

 

L’agriculture, moteur de la croissance

Selon la banque mondiale, l’agriculture est aussi le moteur de l’économie burundaise, en représentant plus de 35 % du produit intérieur brut (PIB). Le café et le thé sont les deux principales cultures d’exportation, qui génèrent environ 90% des recettes d’exportation. Ces cultures sont cultivées sur les hauts plateaux du pays, qui bénéficient d’un climat favorable et d’un sol fertile. Le café et le thé sont des produits de qualité, appréciés sur les marchés internationaux.

L’Office des Recettes du Burundi (OBR) rapporte que d’autres cultures qui contribuent aux recettes du Burundi sont les fruits et les légumes, tels que les bananes, les ananas, les tomates, les oignons, les pommes de terre, etc. Ces cultures sont destinées à la consommation locale, mais aussi à l’exportation vers les pays voisins, comme la République démocratique du Congo, le Rwanda et la Tanzanie. Les fruits et les légumes sont également transformés en produits agroalimentaires, tels que les jus, les confitures, les sauces, etc.

 

 

Un gros potentiel mais aussi des investissements et des défis à relever

Le Burundi dispose d’un potentiel agricole considérable, grâce à ses vastes terres arables avec son climat favorable, caractérisé par deux saisons de pluies et deux saisons sèches. Sur les 27.834 Km2 que possède le Burundi, 23.500 Km2 de terres sont potentiellement agricoles selon le ministère en charge l’agriculture et de l’élevage.

Pour plus de rentabilité, les spécialistes préconisent des investissements dans les infrastructures agricoles, tels que l’irrigation, le stockage et le transport pour améliorer la productivité et la qualité des cultures. La recherche et la formation agricoles peuvent favoriser l’innovation et le renforcement des compétences. La diversification des cultures et l’adoption de pratiques agricoles durables peuvent renforcer la résilience du secteur face aux changements climatiques et aux chocs économiques. L’agriculture burundaise doit aussi faire face à certains défis dont les principaux sont le manque d’infrastructures, l’accès au crédit pour les agriculteurs, la pression démographique, la dégradation des sols et le changement climatique.

 

Lorry Cybelle GAPFASONI