Dans le but de promouvoir l’accès universel à une eau potable et traitée, la société GRAVIWATER, en partenariat avec l’Agence Burundaise de l’Hydraulique et de l’Assainissement en Milieu Rural (AHAMR), a procédé ce vendredi 7 novembre 2025 à l’inauguration officielle du Projet de traitement d’eau potable par chloration pour 33 adductions d’eau réparties dans les anciennes provinces de Cibitoke et Bubanza.
Financé par le gouvernement français à travers le Fonds d’études et d’aides au secteur privé (FASEP) et mis en œuvre avec le soutien de l’Ambassade de France au Burundi, ce projet vise à améliorer durablement la qualité de l’eau consommée par les populations rurales, souvent exposées à des maladies hydriques dues à la consommation d’eau non traitée.
Une technologie innovante au cœur du projet
Entreprise d’origine française spécialisée dans le traitement et la désinfection de l’eau, GRAVIWATER a introduit au Burundi sa technologie via un projet baptisé FASEP GRAVITY, destinée à transformer 33 adductions d’eau potable (AEP) en adductions d’eau traitée (AET).
Selon Kevin Ghedini, Directeur général de GRAVIWATER, chaque site a fait l’objet d’une étude approfondie afin de garantir la réussite du projet : « Il fallait relever les données techniques manquantes, s’assurer du bon état des infrastructures hydrauliques, former les techniciens locaux et faciliter leur autonomie dans l’utilisation des systèmes de chloration Gravikit. »
Grâce à ce projet, plus de 306.000 Burundais ont désormais accès à une eau propre et désinfectée, soit une étape majeure dans la lutte contre les maladies liées à l’eau.

Une coopération exemplaire entre la France et le Burundi
Présente à la cérémonie, Mme Concilie NIZIGIYIMANA, Assistante a.i au Ministère burundais des Ressources minières, énergétiques, de l’industrie, du commerce et du tourisme, a salué l’appui du gouvernement français dans le secteur de l’eau et de l’assainissement : « Ces installations modernes, simples, robustes et écologiques permettront à des milliers de ménages ruraux d’avoir enfin accès à une eau de qualité. Ce projet améliorera la santé publique, notamment celle des femmes et des enfants souvent chargés de la corvée d’eau ».
L’Ambassadeur de France au Burundi, Sébastien Minot, a pour sa part rappelé que ce projet est un modèle pilote illustrant la solidité de la coopération entre les deux pays. : « Nous sommes fiers de ce projet franco-burundais qui apporte de l’eau potable aux populations et sauve des vies. C’est un projet qui sert une bonne cause. »
Il a toutefois invité d’autres bailleurs tels que la Banque mondiale, la BAD ou encore l’Union européenne, à soutenir la réplication de cette initiative dans d’autres provinces du pays.

Une eau plus proche et plus sûre pour tous
Pour Dr Ir Nestor NIYONZIMA, Directeur général de l’AHAMR, ce projet s’inscrit dans les réformes engagées par le gouvernement du Burundi pour garantir l’accès à l’eau potable à tous d’ici 2030.
« Nous souhaitons que chaque Burundais puisse puiser de l’eau dans un rayon n’excédant pas 30 minutes aller-retour », a-t-il affirmé, appelant la France et d’autres partenaires à poursuivre leur appui dans ce vaste chantier national.
De son côté, Augustin NIYONKURU, Secrétaire exécutif de la commune Bukinanyana, a exprimé la gratitude des bénéficiaires : « Grâce à ce projet, nous disposons aujourd’hui d’installations modernes qui répondent à un besoin vital : l’eau, source de vie et de santé. À nous maintenant d’en assurer la protection et l’entretien. »
Faustin BIRINDWA
