Infrastructure : le secteur du logement ouvre grand les portes aux investisseurs

Infrastructure : le secteur du logement ouvre grand les portes aux investisseurs

Infrastructure : le secteur du logement ouvre grand les portes aux investisseurs ©Akeza.net

Pour atteindre la vision du Burundi, pays émergent en 2040, chaque secteur doit disposer d’un tableau de bord clair et s’inscrire dans un dynamisme accéléré pour ce faire. Dans le secteur du logement, l’accès aux services vitaux reste un grand défi avec moins de 15% de taux d’urbanisation. Le Ministre ayant les infrastructures dans ses attributions appelle à investir davantage dans ce secteur.

 

Des portes ouvertes aux investisseurs

L’itinéraire de l’émergence du Burundi exige d’abattre un travail sectoriel de titan pour atteindre les résultats attendus en 2040. Dans le secteur du logement, « moins de 15 % des burundais vivent aujourd’hui dans des villes et villages. 40% de ce que la population sera en 2040 veut dire que nous devrons construire quelques dizaines de milliers de nouveaux appartements », souligne Capt. Dieudonné DUKUNDANE, Ministre des Infrastructures, de l’Équipement et des Logements Sociaux.

Afin de promouvoir l’urbanité et susciter l’intérêt d’investir au Burundi chez les promoteurs immobiliers, les portes du secteur du logement sont désormais ouvertes avec des avantages à l’appui d’après Dieudonné DUKUNDANE.

Capt. Dieudonné DUKUNDANE, Ministre des Infrastructures, de l’Équipement et des Logements Sociaux ©Akeza.net

 

« Le gouvernement a compris qu’il faut des facilités aux investisseurs. Parmi les facilités que nous allons offrir figure notamment la mise à disponibilité des espaces. Au lieu de continuer à viabiliser des espaces individuels, nous allons plutôt offrir des espaces à tout promoteur qui veut construire des maisons en hauteur et même un village », dit-il.

 

Le recours aux bonnes stratégies

Pour faire face à la prolifération de nouveaux quartiers non viabilisés, une course effrénée pour l’acquisition de parcelles individuelles et une demande élevée pour des terrains à construire, le gouvernement a mis en place, en 2023, une « Nouvelle Politique National de Logement ».

Cette politique prévoit de mettre des terrains viables à disposition, privilégier les constructions en hauteur et sur des sites moins fertiles pour préserver les espaces agricoles. Elle privilégie également le système de location-vente en vue de réduire le stress financier des acquéreurs et l’accompagnement de la nouvelle politique par la mise en place d’un cadre légal et réglementaire requis ainsi que d’autres mesures.

Selon l’économiste marocain Hichan El Moussaoui, tout est possible. Dans cette quête de l’émergence du Burundi attendu d’ici 16 ans, il suggère surtout une ouverture sur le monde extérieur et la simplification des procédures.

« Le Burundi ne pourra jamais s’en sortir tout seul. Il faut attirer les investisseurs étrangers. Il faut s’ouvrir sur le monde, profiter des expériences des autres et pendant que j’apprends le métier et profite de leurs investissements, je développe mes propres investissements et dans près de 15 ans ou 20 ans, je deviens autonome », explique-t-il.

Il ajoute qu’il est crucial de mettre le secteur privé au cœur du processus et simplifier la fiscalité, les autorisations, les permis et toutes les formalités administratives requises en vue d’attirer les investisseurs burundais mais aussi étrangers.

 

Les désavantages d’un faible taux d’urbanisation

Ce petit taux d’urbanisation n’est pas sans conséquences sur la population. D’après le Ministre ayant les infrastructures dans ses attributions, cette réalité constitue, en effet, un barrage aux services vitaux symboles d’une économie émergente. Ces services sont, entre autres, l’eau, l’électricité, l’internet, certains des services sociaux, économiques et bien d’autres.

Grace aux facilités prévues par le gouvernement dans ce secteur, le Ministre des Infrastructures, de l’Equipement et des Logements Sociaux, Dieudonné DUKUNDANE, estime qu’il y’a tout ce dont les investisseurs peuvent avoir besoin pour se lancer facilement et les invite à proposer leurs projets.

« L’expérience nous a montré qu’après les facilités que le gouvernement va offrir, les burundais de l’intérieur du pays, la diaspora et même des étrangers trouveraient intérêt à investir dans le secteur du logement. J’en appelle, par ailleurs, tous ceux qui nous suivent pour qu’ils viennent nombreux déposer leurs demandes au sein du ministère. Nous allons scruter toutes les demandes qui rentrent dans la logique de l’émergence et nous allons leur réserver une suite favorable », dit-il.

 

Africa BINTUNUMUKAMA