Environnement : du slam écolo pour sensibiliser à la préservation de l’environnement

Environnement : du slam écolo pour sensibiliser à la préservation de l’environnement

Les activités de restauration de l’équilibre naturel et d’adaptation aux conséquences des changements climatiques, requièrent la participation de tous, y compris celles des jeunes talentueux. Dans cette lutte qu’il faut mener et remporter d’une manière ou d’une autre, la poésie a son rôle à jouer. Selon la slameuse Noria, « il est plus facile de sensibiliser les personnes par le biais de l’art oratoire et se faire mieux comprendre ».

 

Un cri d’alarme pour plus d’actions

« J’ai découvert que l’environnement est bel et bien moi. Par conséquent, s’il est menacé, la situation se retourne contre moi », lance la slameuse Annie Gynette AKIMANA. Membres des clubs ODD créés dans certains établissements scolaires par l’organisation Ishaka 2250, Annie Gynette AKIMANA et Orlana Noria MIZERO sont des slameuses de Bujumbura Mairie.
Après avoir eu connaissance des conséquences dévastatrices de certaines actions de l’homme sur l’environnement à travers les Clubs ODD, elles ont toutes consacré leurs plumes à la sensibilisation. Ces dernières années, les problèmes climatiques ont accru leur ampleur et le niveau d’inquiétude ne cesse de gravir les échelons.

« Nous sommes sur l’autoroute vers l’enfer climatique, avec un pied toujours sur l’accélérateur », a prévenu le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio GUTERRES, à la tribune de la COP27 tenue à en Egypte en 2022. Face à cette réalité, des appels à l’action sont constamment lancés, ici et là, pour essayer de contenir ce phénomène à risque mondial, avant qu’il ne soit trop tard. Et, chaque contribution compte, y compris le cri de l’artiste.

« J’utilise mon don pour crier et alerté la société sur les dangers climatiques », affirme Annie Gynette AKIMANA. « Il est facile de sensibiliser les foules et se faire plus facilement comprendre avec l’art, au lieu de longues théories regorgeant de termes que beaucoup de personnes comprennent à peine », renchérit Orlana Noria MIZERO.

 

S’engager ou subir

D’après les estimations du COPERNICUS (Programme de l’UE qui collecte et restitue des données portant sur l’état de la terre), le journal La Croix a indiqué, le 6 décembre 2023, que l’année 2023 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée. Elle a atteint une moyenne de 14.22˚ C de température à la surface du globe. Cette menace grandissante parle à toutes les catégories d’âges. Face ces défis climatiques du 21ème siècle, des voix d’artistes slameurs ne manquent pas à l’appel. Les deux slameuses racontent leur déclic.

« Tout a commencé dans le club ODD encadré par l’organisation ISHAKA 2250. Un jour, notre école, le Lycée Notre Dame de Rohero, s’apprêtait à accueillir les cérémonies d’un événement sur la gestion durable des déchets. Le Représentant de cette organisation à inviter les jeunes talentueux à saisir cette occasion pour présenter des textes y relatifs et c’est là que j’ai marqué mes débuts dans le slam sur des thématiques liés à l’environnement », indique Orlana Noria MIZERO.

Quant à Annie Gynette AKIMANA, la curiosité a été sa porte d’entrer dans le cercle des jeunes engagés pour la préservation de l’environnement. « J’ai rejoint le club des ODD à notre école, le lycée SOS HG, par curiosité. Je voulais comprendre les raisons de cette attention particulière pour la protection de l’environnement. J’avais une grande passion pour l’écriture. C’est ainsi que j’ai commencé à produire des textes slam sur l’environnement ».

 

La contribution du slam écolo

Cette forme d’expression artistique écologique sort un peu de la généralité thématique pour cantonner toute sa magie poétique sur le rapport entre l’homme et l’environnement. Dans leurs productions, les slameurs ecolo prêtent la parole à la nature pour exprimer ses maux, ses attentes et éveiller l’attention des gens.
Ils questionnent, en effet, le mode de vie de l’homme et son impact négatif sur la nature qui l’entoure et l’invitent à une prise de conscience pour un rapport homme-environnement responsable et durable.

Dans ses aspiration, Annie Gynette AKIMANA espère un jour prendre part à l’événement « Global Citizen Festival » et représenter le Burundi comme l’a fait dit-elle en 2021 à Paris, la slameuse burundaise Kerry Gladys NTIRAMPEBA. Cet événement s’inscrivait dans le cadre de la préservation de l’environnement et de la lutte contre la pauvreté.

 

Africa BITUNUMUKAMA