Réunis à Bujumbura, des acteurs du secteur agricole burundais mobilisés par l’IFDC ont pris part à un atelier dont l’objectif était de les mettre ensemble, pour encourager des échanges commerciaux entre eux. Ces acteurs ont également visité une entreprise commercialisant des intrants agricoles modernes, une occasion de découvrir ses articles localement disponibles pour rentabiliser et moderniser ce secteur phare au développement du pays.

Connecter les entrepreneurs agricoles

‘’Le but est que vous puissiez constater les avancées du secteur semencier, puis tisser des relations fructueuses entre vous’’, a indiqué Gilbert BUHANZA, Coordinateur du projet PSSD II à l’IFDC.

Cet expert dans le secteur semencier, au sein duquel intervient significativement le projet PSSD II (Private Seed Sector Development phase II) de l’IFDC financé par le Royaume des Pays-Bas au Burundi, l’a annoncé ce 25 novembre au cours d’un atelier tenu à Bujumbura.

Cette activité dédiée à connecter les différents partenaires agricoles de l’IFDC, a rassemblé des entrepreneurs semenciers, des représentants des Centres Naisseurs et des entreprises commercialisant des intrants agricoles de nouvelle génération, disponibles à Bujumbura.

Pour un secteur agricole performant : Tout est sur le marché local

Lors de cette rencontre, ces acteurs agricoles ont été sensibilisés pour comprendre les atouts majeurs d’établir une solide connexion entre eux, en vue de dynamiser des échanges susceptibles de mener vers des progrès agricoles notoires.

Dans cette même logique, une visite guidée à l’entreprise agricole « AKSHAR PURNA » a été effectuée au quartier Ngagara pour découvrir ses produits et ses outils agricoles de première génération qu’elle propose aux entrepreneurs agricoles et semenciers au Burundi.

‘’Ceux qui souhaitent se lancer dans l’agriculture moderne, peuvent acheter des machines sans devoir les importer eux-mêmes’’, a lancé Gilbert BUHANZA. Au sein de cette entreprise, ils ont découvert des tracteurs-motos, des motos-pompes solaires, des égraineuses et bien d’autres machines.

Ils ont aussi trouvé plusieurs produits agricoles, notamment des engrais bio-organiques, des biostimulants, des micronutriments et autres, une belle occasion d’acheter, de se renseigner sur les prix, la praticabilité et bien d’autres détails indispensables.

 »Nous mettre en relation avec de telles entreprises nous permet facilement d’avoir des informations nécessaires’’, s’est réjoui le Président du Collectif des Producteurs de Semences au Burundi (COPROSEBU), Richard HATUNGIMANA. ‘’Il est évident que beaucoup parmi nous, ne savaient pas par où acheter ces outils et ces produits au niveau local », a-t-il ajouté.

Culture in vitro : une technique agricole à exploiter

En marge de cette activité, ces différents acteurs ont eu l’occasion d’échanger également sur la « culture in vitro ». Cette technique agricole moderne est utilisée pour multiplier et régénérer des plantes à partir des cellules ou des tissus végétaux dans un milieu contrôlé. 

‘’Les cultures perdent petit à petit leur potentiel au fur et à mesure qu’on les exploite en raison de plusieurs contraintes. C’est à ce point que l’agriculture in vitro impose sa place ’’, a souligné Giovanni Forgione, spécialiste en agriculture in vitro.

En Afrique, cette technique moderne est déjà implantée dans pas mal de pays notamment la RDC, le Kenya, le Mali, le Sénégal et la Cote d’Ivoire. Elle peut être pratiquée sur des cultures comme la pomme de terre, les bananiers, les cannes à sucre, l’igname, l’ananas et limite les dépenses liées à l’importation.

Cette technique est particulièrement utile pour les espèces de cultures difficiles à multiplier ou encore sensibles aux maladies.

Africa BINTUNUMUKAMA