Vous-êtes-vous déjà imaginé la vie d’une vendeuse de fruits ?

Vous-êtes-vous déjà imaginé la vie d’une vendeuse de fruits ?
 Pascasie Habimana , vendeuse de fruits et légumes au Grocery Store de Bujumbura.(www .akeza.net)


Pascasie Habimana , vendeuse de fruits et légumes au Grocery Store de Bujumbura.(www .akeza.net)

Quelles que soient les conditions climatiques et les prix d’achat, les prix de vente des fruits sont établis de telle sorte que la vendeuse soit toujours gagnante. Les vendeuses regrettent de ne pas avoir de chiffres exact pour évaluer leur revenu mensuel. Toujours est-il que par estimation, un panier de fruits peut durer au plus 3 jours avec un bénéfice compris entre 5000Fbu et 15.000Fbu.

 

Pour gagner plus, les vendeuses ayant un capital suffisant vendent en même temps trois ou quatre type de fruits et tablent sur un bénéfice cumulé.

 

Pascasie Habimana , vendeuse de fruits et légumes au Grocery Store de Bujumbura raconte que le prix et le bénéfice varient selon les conditions climatiques. « Si le climat devient favorable, nous avons plus de chance d’avoir des produits à moins chère, ce qui est un atout pour nous. A la bonne saison, un panier d’oranges peut s’acheter à 10.000Fbu, celui de mangues à 15.000Fbu. Aujourd’hui par contre, un panier des mangues coûte 55.000Fbu, un panier d’oranges et de mandarine 20.000Fbu ».

 

Evidemment, certains produits offrent un bénéfice plus grand que d’autres. C’est le cas des Pommes dont un cartons contenant 135 pièces s’achète à 120.000Fbu.Celui-ci s’écoule au maximum en trois jours. A 1000FBu la pomme, le bénéfice sera de 15.000 FBu.

 

La journée d’une vendeuse de fruit démarre généralement à 7h du matin (parfois plus tôt) et se clôture autour de 18h30.

 

Ce métier ne demande pas de gros capital. Parfois, il suffit d’avoir de quoi s’acheter un panier pour démarrer. Des fois, c’est au tour des producteurs de faire confiance aux vendeuses : « ils nous donnent les marchandises à crédit et attendent l’argent après que nous ayons tout écoulé « , confiait Francine, rencontré au Grocery Store de Bujumbura.

 

 

Plus de 80% des vendeuses de fruits ont des familles et des enfants qui sont toujours sur le banc de l’école. Elles sont fières de leur travail et surtout de pouvoir travailler en sécurité, avec une adresse connue de tous. ‘’Les clients savent où nous trouver.Nous sommes connus par la mairie. Nous payons 20 000 FBu/mois pour la location de stand puis nous sommes tranquilles. Personne ne nous dérange ici’’, nous disait-on sur les lieux.

 

 

Les fonds que gagnent ces femmes leurs permettent de contribuer aux besoins du ménage, comme les frais scolaire des enfants, la ration, les vêtements,…

 

« La plupart d’entre nous habitent des quartiers comme Kinama, Kamenge, Mutakura et Butere car les maisons sont encore moins chères et ce n’est pas très loin de la ville, du moins ce n’est pas comme si nous habitions à Gatumba’’, confiait Léontine, rencontré au Grocery Store.

 

Le Grocery Store est l’ancien Grenier du Burundi. Il est le principal point de vente de fruits et légumes à Bujumbura. Il se situe en plein milieu de la ville, juste à côté de l’ancien marché central de Bujumbura.

 

Les fruits.(www.akeza.net)

Les fruits.(www.akeza.net)

Les fruits.(www.akeza.net)

Les fruits.(www.akeza.net)

Lascar BUKERA, stagiaire.

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