Venuste Niyongabo revient sur son succès d’Atlanta, 18 ans après.

Venuste Niyongabo à l' arrivée (www.akeza.net)

Venuste Niyongabo à l’ arrivée (www.akeza.net)

Le 3 Août  1996, restera un jour inoubliable dans la vie du célèbre Venuste Niyongabo, et dans l’histoire du  sport au Burundi. C’est le jour où l’hymne nationale «Burundi Bwacu » a retentit  dans les jeux olympique d’Atlanta. Venuste Niyongabo venait d’offrir à la nation burundaise,  la toute première médaille  d’or olympique et l’unique jusqu’ aujourd’hui.  Ce moment  est intervenue, alors que le Burundi traversait une crise. Grace à ce natif de Vugizo, surgi de nulle part,  on  a  parlé du Burundi positivement.  Il a offert un cadeau sans prix à tout un peuple.

 

5000M, ce n’était pas sa spécialité

 

Venuste Niyongabo a décroché sa médaille d’or sur 5000m. Or, c’est sur 800m et 1500m que Vénuste Niyongabo né dans le village du Vugizo proche  des rives du lac Tanganyika au sud du Burundi, gagne dans un premier temps sa réputation internationale. Lors des championnats du monde juniors de Séoul en 1992, il prend la 4ème place sur 800m et l’argent sur 1500m. L’année suivante, il dispute les championnats du monde de Stuttgart où il est éliminé en demi-finale, toujours sur 1500m. Il devient ensuite un des meilleurs mondiaux sur la distance, en s’imposant notamment dans le prestigieux meeting IAAF d’Oslo en 1995 avec une meilleure performance mondiale en 3.30.78 puis en remportant le bronze derrière l’Algérien Nourredine Morceli et le Marocain Hicham el Guerrouj lors des championnats du monde de Göteborg en 1995.

 
Qui ne risque rien, n’ a rien.

 
Dans la vie, on court toujours de risque.  « J’étais sûr de monter sur la 3e marche du podium du 1500m. Mais je ne voulais pas courir pour gagner une médaille de bronze aux Jeux Olympiques ! Je voulais tenter ma chance pour remporter l’or.  C’est ce qui fait l’histoire d’un pays. Et c’est pour ça que j’ai choisi de disputer le 5000m », dit Vénuste Niyongabo en pensant sur sa victoire sur la piste du stade olympique d’Atlanta.
Vénuste Niyongabo est un des favoris du 1500m des Jeux d’Atlanta, mais il estime que ses possibilités de victoire sont faibles compte tenu d’un plateau dominé par Morceli, El Guerrouj, le tenant du titre espagnol Fermin Cacho, les Kényans Stephen Kipkorir, Lucas Rotich et  Moses Tanui. Il décide donc de ne pas disputer cette épreuve et de s’aligner sur 5000m où il sent qu’il a plus de chances. Pari gagné ! Son démarrage irrésistible dans le dernier tour sous les applaudissements des 80.000 spectateurs du Stade Olympique démontre qu’il ne s’était pas trompé. « J’ai décidé de changer de distance, et j’ai obtenu une victoire mémorable, historique pour mon pays » dit  Venuste Nyiongabo

 

Le moment qui  a boosté  l’athlétisme au Burundi.

 

Un certain samedi le 3 août 1996, le coureur du Burundi reste au cœur du peloton durant la majeure partie de la finale. A deux tours de l’arrivée, il se porte en tête. A la cloche, il accélère encore pour se détacher définitivement, passant la ligne d’arrivée en 13:07.96 devant la Kényan Paul Bitok qui a tenté sans succès de le rattraper (13.08.16) et le Marocain Khalid Boulami (13.08:37).  Nyiongabo ne dispute là que sa 3e compétition internationale sur 5000m. Il devient le premier médaillé olympique du Burundi et en reste le seul à ce jour.

 

Source:  olympic.org

 

 

Armand NISABWE

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