Vendeuse de fruits,Pélagie s’est pourtant bien adaptée en ces temps troubles

Vendeuse de fruits,Pélagie s’est pourtant bien adaptée en ces temps troubles
Pelagiie en pleine vente.©Akeza.net

Pelagiie en pleine vente.©Akeza.net

Jeune maman de 24 ans, Pélagie passe son temps à  vendre des fruits. Une activité  devenue sa principale source de revenu pour le pain quotidien. Son bénéfice journalier  varie entre 5000 et 8000 francs burundais. Un pécule somme toute supérieur à ce que gagnent bien d’autres gens dans des métiers à priori plus rémunérateurs.

 

Très tôt le matin, elle se dirige au Bujumbura City Market dit KwaSiyoni.« C’est là qu’on trouve notre marchandise. J’y vais, je sélectionne les bons fruits.  Vu que je suis une vendeuse ambulante, je ne prends pas une énorme quantité.  Je prends un seul panier»,dit Pélagie avec un large  sourire.

 

Une fois  la marchandise  récupérée, Pélagie mère d’une fille de 2 ans,  part détailler les fruits dans tous les sens. Contrairement aux autres qui vont en ville, elle reste dans les quartiers. « Je préfère  vendre en circulant. En général,   il me suffit d’un avant midi pour écouler mon panier. Ca va vite. Cela me permet de vaquer à autre chose.»

 

Avec la crise  qui frappe la ville de Bujumbura, Pélagie a dû trouver une façon de s’adapter.  Au départ, elle détaillait ses fruits sur une table à Mutakura. «La sécurité n’étant pas  garantie, il fallait me trouver une autre voie de sortie. Je ne peux pas aller au centre-ville. Non seulement en ville je passe toute une journée à vendre un seul panier, mais aussi ce n’est plus sûrlà-bas. Ici  je plie bagage à peine à 11 heure», ajoute-t-elle dans un visage rayonnant.

 

Depuis qu’elle a  trouvé cette façon de faire, elle passe de quartier en quartier en alertant « Zamandarine». Un cri qu’elle fait désormais chaque matin. Il se pourrait  qu’elle change cette fois de chant, et dire «Zavoka» (les avocats). «Je ne mise pas seulement dans la vente de mandarines. Ca dépend de la saison. Bientôt on ne trouvera plus de mandarines. Alors, je me tournerais vers les avocats peut être, ou toute autre sorte de fruit.»

 

Armand NISABWE

 

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