Valentin BUTOYI , un ancien champion de lutte converti en entraîneur

Valentin BUTOYI , un ancien champion de lutte converti en entraîneur
Sur la photo , l'un de ses lutteurs en plein combat (www.akeza.net)

Sur la photo , l’un de ses lutteurs en plein combat (www.akeza.net)

Jeunes, sportif, Valentin BUTOYI est un burundais qui avec toute sa famille, d’ailleurs comme tant d’autres burundais avaient pris le chemin de l’exil et s’était établi au  Cameroun. Dans ce pays de l’Ouest du continent, il y a découvert le sport de lutte. Valentin a préféré  la lutte olympique greco-romaine à la lutte traditionnelle. Il faut dire que le jeu lui a souri car il a réussi à  se créer une bonne place, allant jusqu’à être sacré champion plus d’une fois. Monsieur valentin en si bon chemin et son influence a été tel que de membres de sa familles ont affectionné la discipline, dont sa sœur Clarisse MUGISHA, l’actuel  championne  d’Afrique, à qui Akeza.net consacrait un article récemment.

 

« Etre champion dans un pays qui n’est pas le tien, c’est très regrettable. »Voici une des pensées qui ont poussé notre compatriote à rentrer dans son pays. Arrivé ici en 2009, il découvre que ce jeu n’existe pas. Sans transition,  il a connu le moment le plus difficile de tout sportif, celui où l’on assiste à la fin de sa carrière. Pour ne pas tout perdre, Valentin décide de se convertir  en entraineur, afin de montrer le chemin aux autres. En même temps, il lance cette discipline inexistante dans son Burundi natal.

 

L’entraineur a démarré timidement, sans matériel, sans soutien. Des conditions difficiles  certes, mais  il ne s’est pas  pas découragé. En 2012, alors  que le Burundi participait pour la toute première fois aux championnats de lutte d’Afrique, son équipe a été vice-championne. Toujours représenté par les lutteurs qu’il encadre,  le Burundi s’est hissé encore plus haut en gagnant  la place de champion d’Afrique en lutte féminine et celle vice-champion en lutte masculine.

 

« J’ai un immense plaisir de voir nos lutteurs rentrer avec des médailles remportées face aux lutteurs des pays comme l’Afrique du sud ou l’Egypte. Vous savez, ailleurs ils sont très soutenu, ils s’entrainent dans de grands centres de sport, ce sont de pure professionnels » se résume Valentin BUTOYI avec fierté et nostalgie.

 

En dépit de ce succès, ils rencontrent beaucoup de difficulté. Pour un lutteur, l’équipement comme un tapis est indispensable, ce qu’ils n’ont pas jusqu’à  aujourd’hui, sans pour autant parler de moyens financiers. Néanmoins, ils restent debout et font honneur à notre pays chaque fois qu’ils se présentent dans une compétition, le plus souvent  loin de nos frontières.

 

Armand NISABWE

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