Une franche collaboration s’impose pour éradiquer la fraude

Une franche collaboration s’impose pour éradiquer la fraude

 

Pendant la réunion©Akeza.net

Ce 16 décembre 2016, le Deuxième vice Président de la République, son Excellence Joseph Butore a réuni certains responsables des services de l’Etat et ceux du secteur privé dans une réunion sur la lutte contre la fraude. Une occasion d’évaluer également l’état des lieux de la mise en application des recommandations formulées lors de la précédente réunion du mois d’août 2016.

Dans son discours, le deuxième-vice-président reconnaît une nette amélioration par rapport aux recommandations formulées au mois d’août mais indique qu’il reste encore un chemin à parcourir. Il rappelle qu’au départ lors des réunions précédentes, les institutions accusaient un manque de collaboration efficace favorisant ainsi la complicité de certains responsables et agents des services de l’Etat dans la fraude fiscale, douanière et à la contrebande.

Il fait savoir qu’aujourd’hui l’appel à la synergie a été répondu. « Aujourd’hui, nous sommes heureux de constater que l’appel à la synergie a eu des effets positifs. Il y a deux semaines, l’OBR et ses partenaires célébraient la journée du contribuable. Nous avons vu des gens et des entités administratives primées pour leur dévouement dans la mise en application des meilleurs pratiques, y compris la lutte contre la fraude» déclare-t-il.

Des réactions

Les participants en provenance des différentes institutions représentées ont donné leurs points de vue par rapport à la lutte contre la fraude. Nestor Bankumukunzi, le Ministre des postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias propose l’informatisation de tous les secteurs comme une meilleure solution contre la fraude.

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Vue partielle des participants à la réunion©Akeza.net

Du côté de l’OBR, celui qui l’a représenté précise que la fraude est encore une réalité dans le pays et que l’OBR ne peut pas éradiquer seul cette mauvaise pratique. Il signale que malgré cela, l’OBR a déjà réalisé pas mal de choses dans le but de juguler ce phénomène. C’est notamment les campagnes de sensibilisation, programmes d’éducation civique, publicités attachée à la fraude fiscale et douanière, enquêtes sur les cas de fraudes.
Toujours dans le but de multiplier les efforts selon le représentant de l’OBR, des équipes d’interventions rapides ont été mises en place et d’autres sont en train d’être mise en place. C’est le cas de celui de Gisuru, Rumonge et Ruhwa.

D’autres avancent que les dossiers traitant les cas de fraudes trainent, ce qui encourage les auteurs de cette infraction. Sur ce, Aline Nduwamariya qui a représenté la Brigade Spéciale Anti-Corruption(BSAC) dit que l’institution qu’elle a représentée fait une instruction préliminaire et traduit le dossier en justice. Et d’ajouter qu’il appartient aux responsables de la justice de s’exprimer sur ce retard. Elle souligne que la collaboration avec l’OBR en vue d’éradiquer la fraude est bonne. A titre d’exemple, en date du 28 novembre 2016 la BSAC a remis à l’OBR certains produits frauduleux constitués de pagne et sauce tomate.

Quant à celui qui a représenté l’Inspection Générale de l’Etat, il indique que l’institution a déjà effectué pas mal d’inspection et qu’elle a déjà constatée pas mal de cas mais précise que l’institution n’a pas la compétence de faire le recouvrement.

Les participants convergent sur une collaboration efficace des institutions en vue de juguler ce phénomène.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

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