Une adolescente bien éduquée, une richesse pour le pays

Une adolescente bien éduquée, une richesse pour le pays

Petite fille à l’école ©DR

Le récent rapport de UNFPA sur l’état de la population mondiale édition 2016 montre que les filles de dix ans s’estiment au tour de 60 millions dans le monde. Qu’en est-il pour le Burundi ? Le même rapport met un accent particulier sur combien les jeunes adolescentes de cette tranche d’âge constituent une importance capitale pour le développement socio-économique du pays .Pourquoi focaliser une attention particulière sur la jeune fille de dix ans finalement ?

«Si nous voulons changer les familles, les sociétés et le monde, nous devons investir aujourd’hui dans les adolescentes de 10ans».Cette affirmation du Directeur Exécutif de UNFPA montre combien de fois investir dans les adolescentes de dix ans apporte une plus-value pour le pays. Selon un rapport de UNFPA,dans le monde entier,près de 35 millions des filles actuellement âgées de dix ans vivent dans des pays affichant des niveaux élevés d’inégalité entre les sexes. Il y a moyen de se demander si le Burundi n’en fait pas parti ?

Au Burundi, sur plus de 11,6 millions d’habitants, plus de 149000 sont des filles de dix ans. La réalité est que dans les milieux scolaires on y trouve un effectif élevé de garçons de dix ans par rapport aux filles du même âge .Cela, parce que les parents donnent plus de chance aux garçons que les filles. Souvent les filles qui n’ont pas cette chance d’aller à l’école se lancent dans des activités qui ne sont pas dignes comme les travaux domestiques dans les centres urbains. C’est pourquoi le rapport de Fonds de Nations Unies édition 2016 met un accent particulier sur les adolescentes de dix ans. Car c’est l’âge à partir duquel la fille peut faire une bonne orientation dans sa vie ou non. Si leurs parents n’y tirent pas attention la jeune adolescente peut faire un échec total dans sa vie à partir de cet âge.

Selon toujours le même rapport, une adolescente en bonne santé et bien éduquée contribuera, au cours de sa vie à une croissance économique de son pays, et à des taux de mortalité maternelle et infantile réduits.

Bien que le Burundi ait accordé la gratuité scolaire à tous les enfants de l’école primaire, il reste un travail à faire notamment la sensibilisation de certains parents à comprendre le bien fondé d’accorder la même chance d’étudier aux garçons qu’aux filles.

Alexandre NDAYISHIMIYE

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