Trouver son orientation universitaire, les parents devraient-ils s’imposer ?

Trouver son orientation universitaire, les parents devraient-ils s’imposer ?

Trouver son orientation universitaire, les parents devraient-ils s’imposer ? © DR

Lorsque l’on termine les études secondaires, une nouvelle étape de notre cursus nous rattrape. Pour ceux qui veulent continuer dans la branche des universités privées, arrive le moment de choisir les orientations universitaires. Quelle branche embrasser ? Quelle formation suivre ?  A ces questions s’ajoutent des fois la pression des parents. Mais cette pression est-elle nécessaire ?

 

Derrière l’influence des parents se cachent…

« Certains parents pensent que leurs enfants sont le prolongement de leur vie, ce qui n’est pas vrai », dit Lewis I., licencié en droit. Il y en a qui imposent leurs avis car ils espèrent réaliser leurs rêves à travers leur progéniture. Pour Arthur B., « souvent les réalités auxquelles font allusion les parents ne sont plus d’actualités mais il est difficile qu’ils s’en rendent compte ».  Lewis B., lui parle des parents ayant déjà des connaissances par lesquelles il serait possible d’être facilement embauché comme le fait qui pousse certains parents à attirer les enfants vers un choix stratégique.

« Tu devrais chercher une faculté qui te mènera à un bon emploi, l’économie par exemple » disaient les parents de Rige N.  Mais Rige ne voulait pas. « C’était un challenge d’aller à l’encontre de mes parents alors que c’est eux qui allaient payer mes frais universitaires » nous dit-il. Et de dire « Heureusement mes sœurs m’ont soutenu et j’ai pu suivre mes idées ».   Rige a donc choisi d’étudier le Business and Management et a fini par rendre fiers ses parents par sa réussite.

 

Pourquoi autant de mal à faire nous-même notre choix ?

Fraichement sorti du monde secondaire, certains comme Lewis I. ont la chance de s’être suffisamment informé sur quoi étudier à l’université grâce aux conseillers d’orientation mais d’autres n’ont pas cette chance. « De nombreuses questions se posent mais ce ne sont pas toujours les bonnes », nous dit Lewis. « Nous cherchons une option de survie non pas une option d’étude » poursuit-il.  Selon lui, on devrait chercher à savoir quelles compétences nous voulons acquérir et non quelle faculté nous devrions suivre pour avoir de l’emploi et une belle vie. Arthur va dans le même sens « Des fois tu te positionnes par rapport à ceux qui ont réussi leur vie avec la faculté choisie, et à côté un ami te montre deux autres exemples de ceux n’ont jamais réussi à obtenir un emploi alors qu’ils avaient étudié la même chose que les précédents. Et tu te perds ». Comme quoi la magie n’opère pas sur tous.  « Les parents devraient laisser leurs enfants suivirent leurs passions car quand tu échoues, le même parent qui t’a aidé à t’orienter des fois revient pour te réprimander », dit Arthur.

L’affaire étant compliquée, certains jeunes n’ont même pas besoin de faire un choix, il est déjà imposé. C’est le cas d’Arthur qui orienté comme tout étudiant ayant réussi l’Exetat  a dû prendre ce qui lui était donné. « J’ai fait contre ma volonté la faculté des Lettres et Sciences sociales, département de Langue et Littérature Anglaise. Je voulais faire la Géographie ou la Géologie ou encore la médecine » nous dit-il. Je ne regrette rien car regretter ne m’avantage en rien. J’ai malgré tout ma licence et je sais que je pourrais faire mon propre choix maintenant.

 

Huguette IZOBIMPA

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