Trésors artistiques du Burundi : Quels sont les produits de la vannerie burundaise ?

Trésors artistiques du Burundi : Quels sont les produits de la vannerie burundaise ?

La vannerie, l’art de tresser la fibre végétale. Au Burundi, autrefois tout comme aujourd’hui, elle produit des objets variés dont des ruches, des corbeilles, des greniers, des paniers, etc. Ils sont confectionnés dans diverses matières végétales selon les régions et les saisons. De toute beauté, ils sont décorés de motifs géométriques en y insérant des fibres végétales teintées avec des colorants naturels. Ces matières végétales sont le plus souvent le bambou, les roseaux, les papyrus, les palmiers, les joncs, les bananiers, l’osier, …

 

Quels sont les produits de la vannerie burundaise ?

La vannerie est un métier qui profite différentes personnes (hommes et femmes) de la campagne. Elle produit différents objets à savoir :

  • Des Inkōko et ibikemanyi ou ibiseke qui sont tressés durant la saison sèche par les femmes et les jeunes filles avec des brins de bananier ou de jeunes pousses de papyrus. Les inkoko sont des corbeilles arrondies, tandis que les ibiseke ou les ibikemanyi sont plus hauts avec un couvercle conique. Ils se ferment hermétiquement et sont étanches.

 

  • Des inkangara en lamelles de bambou qui sont des paniers confectionnés au nord. A Bugarama, on fait des lampadaires montés sur une longue tige de bambou ou encore des modèles avec deux vanneries superposées, montées sur un même socle.

 

  • Des paniers appelés ibiroranyi et imisumi (dans le Kumoso et une partie du Mugamba) qui sont une spécialité du sud du pays. Ces paniers en lamelles de bambou ou d’autres végétaux ont la particularité d’être recouverts d’une teinture noire, résistante à l’usage. Ils sont en général fabriqués par des hommes.

 

  • Des superbes nattes tissées et colorées sont tissées vers Ngozi et Kayanza ainsi que des panneaux de jonc tressés qui servent de cloisons dans les maisons traditionnelles. Les fibres et tiges naturelles servent à confectionner des objets insolites. Vers Kirundo par exemple, des fauteuils sont fabriqués en lianes, avec l’assise et le dos couverts de peau de vaches. L’effet est bluffant, surtout si la robe des vaches est bicolore. Des tabourets à trois pieds sont aussi fabriqués.

 

  • Des chapeaux agrémentés de grains de petite couleur

 

Source : www.lepetitfute.com

 

Et si la vannerie était modernisée ?

Cela fait fait des dizaines si non des centaines d’années que la vannerie burundaise reste traditionnelle et moins développée. L’une des causes majeures est que c’est un métier qui est encore fait à la main et surtout à la campagne. Vu ses produits diversifiés d’une beauté incomparable, il serait mieux d’implanter une usine de vannerie afin de la moderniser et d’augmenter la production autant que ses produits intéressent le marché burundais et international.

 

Melchisédeck BOSHIRWA

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