Top 8 des fautes de grammaires que nous commettons souvent

Top 8 des fautes de grammaires que nous commettons souvent

Photo d’illustration ©DR

Difficile de rester dans la norme quand il s’agit de la langue de Molière. S’il n’est pas simple de maîtriser une langue aussi ardue que la langue française, il est encore bien plus difficile de reconnaître ses erreurs et fautes de langage. Voici une liste de huit fautes de grammaire, de déformations, d’utilisation inadéquate de certains mots ou de conjugaison que nous commettons souvent que l’on ne le pense.

  1. « Je suis sur Paris (Limoges, Barfleur, Cambrai…) »

La seule personne légitime pour employer cette expression apparue dans les années 1970 est un pilote d’avion qui annonce son arrivée sur Paris. La préposition  »sur » suppose une position physique supérieure.

  1. Le verbe «avérer» n’est jamais faux

Vous avez déjà sûrement entendu la phrase: «Cette rumeur s’est avérée fausse». Et parfois «Cette rumeur s’est en réalité avérée fausse». Or, le verbe «avérer», nous précise l’Académie française, signifie «reconnaître ou faire reconnaître pour vrai». Il ne peut donc pas être faux…

  1. Je me suis permis de lui dire

Je me suis permis de lui dire. Pour savoir si on accorde au participe passé un verbe pronominal, on remplace l’auxiliaire être par avoir : j’ai permis quoi ? De lui dire. Le COD étant placé après, on n’accorde pas. Au passage, « se succéder » ne s’accorde JAMAIS car le verbe ne peut pas avoir de COD. Les catastrophes se sont succédé.

  1. « C’est de cela dont je parle »

Cette phrase est fausse car le « dont » contient déjà la préposition de. Il faut donc dire  »C’est cela dont je parle » ou  »C’est de cela que je parle ». De même, on dit  »C’est de cela que je me rappelle » et non pas  »C’est de cela dont je me rappelle ».

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  1. On n’écrit jamais « quelque soit »

On peut écrire « quel(s) que soi(en)t », « quelle(s) que soi(en)t », en fonction du terme qui suit. Mais pas « quelque soit » : même si ça se fait dans les courriers administratifs, n’en prenez pas exemple.

  1. « Autant pour moi »

Sans jamais se poser de questions, on a l’habitude d’écrire « autant pour moi ». Sachez qu’il faut écrire « au temps pour moi ».  Selon l’Académie française, cette expression est issue du langage militaire : « au temps !  » se dit pour « commander la reprise d’un mouvement depuis le début », signifiant alors l’idée de reprendre quelque chose. Par glissement l’expression « au temps pour moi » reviendrait à dire « j’ai fait une erreur, je reprends depuis le début… »

  1. « Plus pire »

Pire contient déjà le comparatif plus, puisqu’il signifie « plus mauvais ». Moins pire voudrait donc dire « moins plus mauvais », aussi pire « aussi plus mauvais » et plus pire « plus plus mauvais »… ce qui n’est ni logique, ni français.

  1. « Moi, personnellement »

Si on utilise le pronom « moi », pas besoin d’ajouter l’adverbe de manière « personnellement » et inversement. « Moi, personnellement » est un pléonasme du même genre que « Je monte en haut » ou même « je descends en bas ». Ce n’est pas comme si l’on pouvait monter en bas !

Miranda AKIM’

 

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