Tchanjo Amissi, ce roi du Jazz burundais oublié

Tchanjo Amissi, ce roi du Jazz burundais oublié
Tchanjo Amissi (www.akeza.net)

Tchanjo Amissi (www.akeza.net)

C’est difficile à croire, mais c’est vrai. L’un des meilleurs musiciens burundais de tous les temps  est renvoyé dans les oubliettes. 18 ans après sa mort, la  triste date d’anniversaire  de la mort de Tchanjo Amisi n’a pas été célébrée dans la musique burundaise. Aucun événement n’a été organisé en mémoire de cet illustre artiste disparu  dans une misère totale.

 

Sa brève biographie

 

Né d’une famille modeste en 1957 au quartier swahili dans le nord du pays en province de NGOZI, TCHANJO Amissi se révèle talentueux aussi bien dans ses études qu’au football et dans la musique qui le rendra célèbre. Durant les années 60, il fréquente tour à tour l’école primaire catholique des garçons et  le collège Don Bosco de NGOZI.TCHANJO fera un passage à l’université du Burundi dans la faculté des lettres, puis il enseignera le français à l’Ecole Normale de l’Etat(ENE), l’actuel Lycée Ngagara.

 

Dès l’école secondaire, il se découvre un grand talent pour la musique. En 1977, alors âgé de 19 ans, il intègre la radio nationale comme musicien de l’orchestre AMABANO et démarre sa carrière musicale avec la chanson « NTACICA NK’IRUNGU » (rien ne tue comme la solitude).Sa carrière musicale ne fait que commencer.

 

En 1981, il reçoit le prix MOULIN D’OR en Hollande avec le groupe AMABANO. Toujours en 1981 mais cette fois en solo avec sa guitare à 12 cordes, il obtient le prix CALAO à Dakar grâce à sa chanson « UMVA IYO NGANJI ».Il produira plus tard une dizaine de chanson où tous les thèmes se retrouvent avec des chansons comme « UMUGABO W’UKURI », « GARUKIRE AHO », « MUVYEYI NOGUSHIMIRA GUTE » « MBEGA MUKOBWA » etc.

 

Malheureusement l’artiste n’a pas profité de ses œuvres. CANJO mourra  en 1996 des suites d’une longue maladie, faute de moyens pour se faire soigner .Dix ans après sa mort, la fondation TCHANJO est créée en mémoire à l’artiste. M. Simon,  président de cette fondation  déplore qu’un artiste aussi  talentueux meurt dans la pauvreté la plus totale.

 

Pour immortaliser l’artiste, la fondation va constituer un recueil de ses chansons afin de les sauver de l’oubli. Toutes fois, la fondation réclame que sa famille perçoive des droits d’auteurs. Ses chansons aux paroles ô combien profondes, symboliques et imagées  ont fait danser le peuple burundais, rêver certains et pleurer d’autres.  Ewe Burundi, l’une d’entre elles, indique jusqu’en 2008 l’ouverture de la Radio  Télévision Nationale du Burundi.

 

Armand NISABWE

Comments

comments




One thought on “Tchanjo Amissi, ce roi du Jazz burundais oublié

  1. Nikodemu

    Armand, mbega en quoi Canjo yari le roi du Jazz??? Je ne nie pas son talent ariko nta Jazz yavuza vraiment, aho uriko urabesha. Iyo titre n’ukuyihindura…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.