TCHANJO Amissi, 17 ans après sa mort

TCHANJO Amissi, 17 ans après sa mort
Tchanjo Amissi (www.akeza.net)

Tchanjo Amissi (www.akeza.net)

Le 06/04/1996 restera connu comme le jour de la disparition du monument de la musique Burundaise TchANJO Amissi. Curieusement, cette année, aucun événement n’a été fait pour commémorer sa mort. Chez Akeza.net, on a préféré brosser son portrait pour rendre hommage à ce « KING OF BURUNDIAN JAZZ ».

 

Né d’une famille modeste en 1957 au quartier swahili dans le nord du pays en province de NGOZI, TCHANJO Amissi se révèle talentueux aussi bien dans ses études qu’au football et dans musique qui le rendra célèbre.

 

Durant les années 60, il fréquente tour à tour l’école primaire catholique des garçons et  le collège de Don Bosco de NGOZI.CANJO fera un passage à l’université du Burundi dans la faculté des lettres, puis il enseignera le français à l’Ecole Normal de l’Etat(ENE), l’actuel Lycée Ngagara.

 

Dès l’école secondaire, il se découvre un grand talent pour la musique. En 1977, alors âgé de 19 ans, il intègre la radio nationale comme musicien de l’orchestre AMABANO et démarre sa carrière musicale avec la chanson « NTACICA NK’IRUNGU » (rien ne tue comme la solitude).Sa carrière musicale ne fait que commencer.

 

En 1981, il reçoit le prix MOULIN D’OR en Hollande avec le groupe AMABANO. Toujours en 1981 mais cette fois en solo avec sa guitare à 12 cordes, il obtient le prix CALAO à Dakar grâce à sa chanson « UMVA IYO NGANJI ».

 

Il produira plus tard une dizaine de chanson où tous les thèmes se retrouvent avec des chansons comme « UMUGABO W’UKURI », « GARUKIRE AHO », « MUVYEYI NOGUSHIMIRA GUTE » « MBEGA MUKOBWA » etc.
Malheureusement l’artiste n’a pas profité de ses œuvres. CANJO mourra  en 1996 des suites d’une longue maladie, faute de moyens pour se faire soigner .Dix ans après sa mort, la fondation TCHANJO est créée en mémoire de l’artiste. M. Simon,  président de cette fondation  déplore qu’un artiste aussi  talentueux meurt dans la pauvreté la plus totale.

 

Pour immortaliser l’artiste, la fondation va constituer un recueil de ses chansons afin de les sauver de l’oubli. Toutes fois, la fondation réclame que sa famille perçoive des droits d’auteurs…

 

Ses chansons aux paroles ô combien profondes, symboliques et imagées  ont fait danser le peuple burundais, rêver certains et pleurer d’autres.  Ewe Burundi, l’une d’entre elles, indique jusqu’en 2008 l’ouverture de la Radio  Télévision du Burundi.

 

Certains critiques ont appelés cet illustre artiste le plus grand chanteur burundais de tous les temps.

 

Armand NISABWE

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2 thoughts on “TCHANJO Amissi, 17 ans après sa mort

  1. Janvier

    I grew up in Rwanda hearing his songs both on the radio mainly and TV when it came. Great talent indeed!

  2. John paul

    I shared good moments with Tchanjo at our school College Don Bosco. I was in Junior classes while he was in the senior classes. I know him also at his house in Ngozi as I am also originally from Ngozi. The last time I met him, I was conducting a financial audit at Club du Lac Tanganyika. He was entertaining the patrons of the Club with with his solo songs. It was in 1990. Rest in Peace Tchanjo.

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