Taxi vélos : une unité importante de l’économie nationale

Taxi vélos : une unité importante de l’économie nationale
Réverien , Edouard et Steves , taxi vélo (www.akeza.net)

Réverien , Edouard et Steves , taxi vélo (www.akeza.net)

Plusieurs taxis vélos ont d’abord été des travailleurs de maison avant d’embrasser ce métier. Très peu d’entre eux vieillissent dans ce métier particulièrement fatiguant. Les mieux lotis finissent taxis moto, un métier qui semblent être le rêve de plusieurs d’entre eux. Pour une seule raison : c’est une porte qui débouche sur des possibilités illimitées.

 

‘’Un taxi moto gagne tellement d’argent qu’il peut devenir après tout ce qu’il veut. Tu travailles d’abord pour quelqu’un, ensuite tu achètes ta propre moto. Après, tu fais travailler les autres, puis tu deviens pratiquement un homme d’affaires, plus rien ne peut t’arrêter’’, confiait Révérien.

 

 

Financer les cultures et les études des membres de la famille

Plus de 60% des taxis vélos que nous avons rencontrés sont mariés et ont des familles vivant à l’intérieur du pays. Ils envoient systématiquement de l’argent à leurs femmes pour cultiver et c’est en vendant une partie de leurs récoltes que leurs enfants parviennent à étudier. ‘’ Il est vrai que l’école primaire est gratuite, mais les matériaux scolaires, l’uniforme, ne le sont pas’’, explique Steve Irankunda.

 

Les 40% qui restent sont  célibataires mais apportent une aide financière à leurs familles. Ils aident leurs petits frères  sœurs avec le  matériel scolaire, ainsi que le minerval. La somme envoyée varie entre 30 et 50 000FBu par saison culturale, tout dépend des moyens dont ils disposent.

 

Ils sont affiliés à l’association des taxis vélos

 

La plupart des taxis vélos sont affiliés à l’Association des Taxis vélos de Bujumbura (ASOTAVEBU) à la quelles ils versent diverses  contributions. «Nous payons 4000 FBu pour avoir la carte de membre. Nous versons également une cotisation de 100 FBu/jour. Cette contribution revient quelques fois pour nous aider notamment lors de mariage, funérailles,… d’un taxi vélo même si elle n’est pas suffisante.

 

Combien gagnent un taxi vélo ? Où va son argent ?

 

Un taxi vélo qui travaille pour quelqu’un d’autre doit verser une somme de 6000Fbu/ semaine, soit  24000 FBu/mois. Cette somme doit être versée en intégralité. Le surplus constitue son salaire. Ils doivent ainsi travailler très dur pour payer le loyer, se nourrir et éventuellement garder une petite somme pour leurs familles.

 

Un bon nombre de taxis vélos habitent les quartiers périphériques de la capitale, principalement Kamenge, Mutakura et Kinama. Souvent, ils  cohabitent pour minimiser les dépenses. ’’En principe, nous louons une maison de 35 000FBu. Elle a une chambre et un salon. Nous cohabitons à 3.  Chacun paie 13 000FBu y compris l’eau et l’électricité», raconte  Steve Irankunda.

 

Les gains du taxi vélo ne sont pas réguliers. Selon les jours, il peut gagner entre 3000 et 5000FBu. La moyenne des heures de travail est de 10h/jour mais la plupart maximisent le temps de travail et vont jusqu’à 12h/jour, de 6h à 18h.

 

Le métier de taxi vélo a commencé dans la province de Gitega, ce qui explique probablement la prédominance de taxi vélos issus de cette province du centre du pays.

 

Lascar Bukera , staggiaire

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