Sur les traces de Tharcisse TUNGABOSE, l’éloquence du journalisme sportif au Burundi

Sur les traces de Tharcisse TUNGABOSE, l’éloquence du journalisme sportif au Burundi

Tharcisse Tungabose est l’une des figures les plus emblématiques du journalisme sportif au Burundi. En 39 ans de carrière dont 34 ans dans le journalisme sportif, Tharcisse Tungabose a su marquer les esprits par son information fraîche et bien fouillée. Son éloquence lors des analyses et retransmissions de matches a inspiré toute une génération de fidèles auditeurs de l’émission des sports.

 

Sa carrière commence très tôt. Quand il fait ses débuts, Tharcisse vient d’avoir ses 21 ans. Son  diplôme des Humanités Générales en poche(en Lettres modernes), Tungabose animera 2 émissions culturelles avant d’embrasser le sport, son coup de cœur, auquel il consacrera toute la suite de sa carrière. Pour nous, Tharcisse TUNGABOSE revient sur une carrière qui avait démarré un certain 9 mars 1981 au sein de la Radio et Télévision Nationale du Burundi (RTNB). A 59 ans, ce natif de la colline Kivogero (en province Muramvya) fait, le regard tourné sur son passé, un tour complet de sa brillante carrière. Il revient sur ses débuts, ses succès, ses motivations ainsi que sa touche dans le journalisme sportif burundais.

 

Akeza.net : Comment vous êtes-vous retrouvés à la RTNB à 21 ans ?

Tharcisse Tungabose : L’aventure commence lors d’une promenade avec des amis quelques jours après nos études secondaires. Comme on passait tout près du siège de la RTNB, nous avons aperçu curieusement un communiqué d’appel d’offre. Après lecture, nous constatons que nous avons le profil et on s’est fait inscrire sur place. Deux semaines plus tard, on a passé un test que j’ai réussi avec brio. C’est donc le 9 mars 1981, que je me suis fait engager. C’était le point de départ. J’espérai continuer  mes études supérieures à l’ouverture de l’année académique en faculté de droit. Mais le moment venu, le Directeur m’a retenu. Il estimait que j’étais jeune et talentueux et que j’avais beaucoup d’avenir. Il m’a convaincu d’y rester en me disant que je pourrais bénéficier des bourses d’études dans le domaine journalistique à la radio comme le médium était en coopération avec l’Allemagne, la France et la Belgique. Séduit, j’ai fini par accepter. J’ai donc commencé à travailler très jeune (21 ans).

Akeza.net : A quoi ressemblait votre premier jour à la radio ?

Tharcisse Tungabose : C’était impressionnant puisque les journalistes se comptaient sur les doigts d’une main. On entendait des noms ronflants à la radio que j’ai eu l’occasion de voir physiquement. Des ténors du journalisme comme Mutana, Ntiyanogeye Alexis, Mukasi, Antoine Ntamikevyo, etc. J’étais impressionné. J’avais vraiment la chair de poule mais aussi de la peur en leur présence. C’est eux-mêmes qui nous supervisaient pendant les 3 premiers mois de stage de mise à niveau pour nous habituer aux techniques. J’ai fait ma première antenne aux côtés du senior dans le métier Julien  Sindahabaye, à la première chaine. C’est lui qui m’a lancé en me présentant en direct à l’auditoire. A cette époque, il y avait des coproductions pour initier les nouveaux.

Akeza.net : Racontez-nous votre première émission titularisée à la Radio

Tharcisse Tungabose : Ma première émission titularisée date de 1984 (l’année de la venue de la Télé). Je me rappelle que la première chose que j’ai fait, j’ai joué les morceaux de Bob Marley. J’animais 2 émissions culturelles (Lundi et Vendredi) « Akaranga k’Uburundi » (une émission culturelle sur la culture burundaise et les traits principaux de chaque région)  et « Kerebuka » (c’était une émission questions-réponses sur l’actualité qui a connu du succès pendant 11 ans). Ce fut donc mes premières productions individualisées.

 

Des émissions culturelles aux émissions sportives, le début de toute une carrière !

 

Akeza.net: D’abord la culture puis le sport, pourquoi ce changement ?

Tharcisse Tungabose : Avant tout, il faut dire que j’aimais le sport et le foot en particulier depuis tout petit. Toute l’histoire commence en 1986. Je venais de terminer l’antenne de samedi à 14h. Il s’est fait qu’au stade, il y avait un match du championnat qui allait opposer Inter Fc au Prince Louis (une grande rencontre). Soudainement, les journalistes qui allaient faire la retransmission en direct au stade étaient tous absents. Seul Tharcisse Harerimana, le patriarche, le guide, qui coordonnait les activités sportives à la RTNB était présent. Alors il m’a dit «  ça fait un moment que je t’observe et je trouve que tu es intéressé par le sport. Viens m’assister ». J’ai acceptée volontiers.

Il ne savait pas que je connaissais à cœur tous les joueurs de ces 2 formations. Quand il m’a passé le micro pour commenter, j’ai fait la retransmission sans lire les noms des joueurs sur papier puisque je les connaissais tous. Harerimana était très impressionné, il n’en revenait pas. Nous avons fait la retransmission équitablement sans tenir compte du fait que j’étais nouveau. C’est à partir de ce moment-là que j’ai basculé dans le sport. C’est lui-même qui m’a fait entrer de plain-pied dans ce monde. J’ai donc commencé à animer peu à peu l’émission des sports tous les vendredi. C’était en 1986.

Akeza.net : D’où vient donc votre passion pour le sport ?

Tharcisse Tungabose : Quand j’étais jeune, je suivais le sport à la radio. Je lisais aussi des revues comme Ndongozi, Rusiziramarembe. A cette époque, j’avais entre 6 et 7 ans. J’avais des cousins germains qui travaillaient à Buja et ils étaient férus de football et une fois à la campagne, ils ramenaient des vieux journaux. La page préférée qui m’intéressait était la 4ème, réservée au sport. Sur celle-ci, je regardais les maillots des joueurs et j’essayais de nommer les joueurs que j’entendais à la radio. L’un de mes cousins était fan et membre de Prince Louis Fc et il essayait de m’inculquer cet amour puisqu’il savait que j’aimais le foot. Il venait à la campagne les weekends avec un poste radio sur lequel on écoutait ensemble  les retransmissions. J’étais très ému. J’aimais beaucoup rencontrer mes cousins à la campagne. L’un était fan de Prince Louis et l’autre de Inter Fc. Ils étaient à chaque fois en duel. J’étais très heureux de les voir se chamailler, chacun portant son équipe plus haut que l’autre. C’est donc cet environnement sportif qui m’a fait aimer le foot.

Akeza.net : Parmi les interviews de sport que vous avez réalisé à la Radio, laquelle vous a le plus marqué ?

Tharcisse Tungabose : Je garde en moi la plus belle interview de ma carrière. Il s’agit d’une personnalité qui était passée à la retraite mais qui a marqué le foot burundais. Il était joueur et administratif. Il s’appelait Mathias Barahinduka, surnommé Mutima. C’est un ancien président de la FFB (1960-1970) et du club BS Dynamique. Je ne voulais pas qu’il disparaisse avant qu’il n’ait témoigné sur le foot burundais. J’ai donc eu un entretien avec lui pendant une heure de temps. Il m’a raconté l’histoire du foot burundais. Il a changé beaucoup de choses.  C’est lui qui a mis le foot burundais sur la piste du modernisme en invitant les clubs étrangers comme TP Mazembe, Vita Club, l’As mana pour des matches amicaux avec nos équipes. Même si ces clubs nous donnaient des raclées de par leur expérience, nous aussi on apprenait. Pour Mathias, c’était un échange d’expériences. C’est encore lui, qui a inculqué l’esprit du sport aux burundais puisqu’ils avaient laissé le foot aux congolais et aux swahiliphones. Pour amener le renouveau, à cette époque, il avait donc instauré un système « Barundi Umunani » qui exigeait à tous les clubs burundais d’aligner sur le terrain 8 joueurs burundais. A cette époque, l’équipe nationale s’appelait « Vautour » (avant 1974). C’est à partir de là que les burundais ont commencé à s’impliquer dans le foot. J’ai vraiment admiré son courage et sa touche dans le foot burundais.

Akeza.net : Peut-on dire que vous avez révolutionné le journalisme sportif au Burundi ?

Tharcisse Tungabose : Je peux dire que j’ai quand même apporté ma petite note si modeste soit-elle. Tout de même, je pense que j’ai fait aimer au public le sport en les accrochant avec une information fouillée, des interviews ciblées mais aussi en donnant la parole au public. Je pense avoir été le premier à initier le micro trottoir ou baladeur au cours d’un évènement donné, avant pendant et après. Il y a quelque chose que j’ai amorcé et qui a continué. J’en suis fier.

Akeza.net : 39 ans dans le métier, quels bons souvenirs gardez-vous ?

Tharcisse Tungabose : En tant que journaliste-animateur, cela m’a permis de guérir  de la timidité. Puisqu’on a à affronter tout le monde, des individus de différents tempéraments. Donc, cela vous renforce un peu le caractère mais aussi vous ouvre des portes d’amitié, des connaissances et finalement se trouver une place dans la communauté et bénéficier de la considération dans la société. Le sport m’a donné beaucoup de joie, de convivialité, c’est extraordinaire. C’est un bon domaine.

Akeza.net : En tant qu’amoureux du foot, pourriez-vous nous raconter quelques anecdotes qui ont marqué le foot d’antan ?

Tharcisse Tungabose : [Rires]. Il se passait vraiment beaucoup de choses. Quand j’allais au stade dans ma jeunesse, pendant les matches, les arbitres étaient malheureux parce que leurs décisions étaient contestées et par les joueurs et par les membres des équipes. Ils devaient par conséquent prendre partie aux risques et périls, ils étaient amochés. Quand on s’approchait de la fin du match, l’arbitre commençait à regarder sa montre (comme il n’y avait pas de chrono). Il allait siffler la fin du match en étant à l’entrée des vestiaires et des tribunes de peur d’être battu. C’était amusant [Rires]

Dans les années 1974, Tout Puissant Batta (Vital’OFc à l’époque) jouait contre Dragons (à majorité congolaise), une équipe qui avait la réputation de se bagarrer. TP Batta inflige une défaite de 4 buts à 0. Frustrés, les joueurs de Dragons ordonnent de surveiller les sorties. A un certain moment, les joueurs de Vital’O vont constater que leurs adversaires ne jouent plus. Ils avaient pris des positions et n’attendaient que la fin du match pour créer la bagarre. Quand l’arbitre sifflait une faute, les joueurs fuyaient [Rires] croyant que le match était fini et l’arbitre les rappelait. C’était au stade FFB tout près de l’hôtel source du Nil. Quand l’arbitre a donné le coup de sifflet final, il a fui vers les tribunes. Les joueurs de Vital’O ont aussi fui, d’autres ont été battus. C’était en même temps rigolo et désolant.

Une autre anecdote concerne l’équipe Inter Fc qui allait jouer au Maroc contre Raja Casablanca. J’avais voyagé avec l’équipe. Mais l’équipe burundaise avait voyagé avec un « social », un féticheur. Le match était prévu samedi à 16h. Leur féticheur était dans le hall de l’hôtel et jouait aux cartes dans l’ordinateur. Il s’amusait et pensait que le match allait se jouer le lendemain (Dimanche). Quand les joueurs d’Inter Fc descendaient pour aller au stade, l’entraineur-adjoint aperçoit le féticheur qui jouait aux cartes, il avance vers lui et lui demande pourquoi il ne vient pas un stade. Estomaqué, il se précipite dans sa chambre pour faire sa sorcellerie. Nous nous sommes rendus au stade sans lui. Déjà à la mi-temps, on nous avait battu 4-0. Même en faisant la retransmission j’avais honte. Le féticheur, venu en 2ème mi-temps ne savait rien faire devant une si lourde défaite (il avait honte). Le match a pris fin sur un score de 7-1. L’entraineur d’Inter Fc qui était turc quand on est arrivé à l’aéroport de Caire a fait défection et disparu, ni vu ni connu. Il n’est plus revenu au Burundi.

Il y avait une équipe des frères Jeca Sport. Comme je faisais la 7ème et la 8ème année au St.Michel, j’étais familier avec les joueurs de cette équipe. J’allais aux entrainements. Le jour de leur match, pour entrer sans payer, je feignais de les aider à porter leurs effets. Payer 20F à l’époque c’était beaucoup, j’étais élève  et je n’avais pas d’argent. A l’entrée, il y avait un certain Mahamba, il m’aperçoit et constate que je n’ai pas payé. Il me déroute au lieu de me laisser passer par le portail, il m’oblige de grimper sur le mur. Arrivé là-haut, il me pousse dans le dos. Je suis tombé derrière le stade , sur des carcasses de voiture. Je me suis blessé. C’est un bienfaiteur passant qui m’a amené à l’hôpital. Tout le monde connaissait cet homme, il était brutal mais sympathique. C’était notre façon de regarder le match, grimper les murs. Par après, on s’est réconcilié.

Akeza.net : Selon vous, quels sont les joueurs qui ont marqué l’histoire du football burundais?

Tharcisse Tungabose: J’ai 5 joueurs qui m’ont impressionné depuis ma jeunesse. Il y a un certain Modela de Maniema Fantastique. Il jouait au poste 10 dans l’équipe nationale appelée « Vautour » (Intamba d’aujourd’hui).C’est un joueur complet qui savait jouer, distribuer la balle et donner le tempo. Il y aussi le gardien de but Ngema de Inter Fc. Il était de taille moyenne mais c’était un portier extraordinaire. Il a joué aussi pour Muzinga. L’autre joueur c’était Francois Ngendabanka qui a amorcé ce que nous voyons aujourd’hui dans le football moderne: les montées des arrières latéraux sur toute la ligne, qui centrent et qui servent le dernier ballon. Il était le seul à le faire à cette époque. Je cite aussi le duo Muvala et Malik Jabir. Ils étaient impressionnant l’un sur l’aile gauche et l’autre sur l’aile droite et au milieu Ferouz ou Tindo. Enfin, le numéro 9 qui m’a marqué le plus, c’etait Kalume (Le père de la basketteuse Dada Florence Kalume ). Il a été Pichichi 3 années de suite. C’était un très bon buteur aux côtés de son acolyte Jean Pierre surnommé Pepe service.

Akeza.net : Ils sont nombreux à être inspirés par votre façon d’animer l’émission de sport, qu’est-ce qui vous permet d’attirer cet auditoire ? Quel est votre secret ?

Tharcisse Tungabose : Oooh…Il faut dire que j’aimais vivre l’actualité. Je voulais partager cette actualité avec l’auditoire. Mes auditeurs savaient qu’ils allaient avoir l’information la plus sûre et et la plus fraiche. A l’époque, on était abonné à l’AFP, on recevait le Télex qui nous permettait de recueillir l’actualité internationale avec des rubriques distinguées. Et moi, je m’intéressais au sport. Je retirais ma copie au télex avant mes collègues et j’en faisais une lecture minutieuse. J’y allais matin, midi et soir. J’avais l’info à chaud à chaque fois. J’écoutais aussi les media internationaux comme la RFI, DW, Radio Japon, VOA, BBC. J’avais même suspendu leurs fréquences et les heures des émissions sportives sur le mur de ma chambre. Je m’étais aussi acheté un enregistreur quand les journalistes parlaient j’enregistrais. Ces sons, je les utilisais pendant mes émissions sur le sport. Je recueillais vraiment beaucoup d’informations. C’est pourquoi les gens aimaient mon émission. J’essayais aussi d’agrémenter l’émission avec de la bonne musique à prédominance reggae vu qu’elle avait une place de choix dans les années 1980. Petit à petit les gens se sont identifiés à moi et étaient très ponctuels lors de l’émission. J’avais de bons feedback pour mes émissions. Cela me donnait beaucoup de joie et j’ai tissé de bonnes amitiés grâce à cela. C’est ça, le secret [Rires].

Akeza.net : Quel regard portez-vous sur le foot burundais ?

Tharcisse Tungabose : C’est vraiment triste. Le football burundais a régressé. Il y a beaucoup de facteurs, surtout le facteur argent. A notre époque, les équipes n’étaient pas professionnelles. Elles étaient amateurs. Les joueurs étaient des stars, ils étaient sympathiques et jouaient pour le plaisir. Ils avaient l’avantage d’être embauchés facilement. Les présidents des équipes cherchaient les moyens pour la survie de leurs clubs. Mais aujourd’hui, j’ai l’impression que les présidents des clubs veulent sucer leurs formations. Ils veulent puiser plus dans les joueurs qu’ils transfèrent prématurément. Les joueurs sont vendus dans des championnats qui ne sont pas connus. Arrivé là-bas, le joueur fait une saison et rentre, le niveau bas. Beaucoup de talents burundais sont noyés à cause de la précocité et la désillusion des clubs.

Akeza.net : Pourquoi la gent féminine est-elle quasi-inexistante dans l’univers du journalisme sportif au Burundi?

Tharcisse Tungabose: C’est toujours la femme qui s’est marginalisée de par la culture burundaise. Que la femme ne doit pas aller s’exposer dans des endroits publics, etc. Cette image continue de poursuivre la gente féminine. Il y a toujours l’idée que  « nta mukobwa wo kuja ku kibuga , nta mugabo azoronka ». Des stéréotypes qui font bloquer l’entrée en masse des femmes dans le sport. Les femmes journalistes dans le sport, il faut vous mettre ensemble et vous exhiber pour montrer que vous êtes capables et vous l’êtes déjà. Il faudrait initier des débats sous forme de synergie des médias sur des thèmes sensibles et à chaque fois inviter des femmes journalistes. Cela peut ajouter de la considération sur la place des femmes. Il faut tailler votre place.

Akeza.net : Quelle a été  votre principale source d’inspiration dans le métier ?

Tharcisse Tungabose: C’est Harerimana Tharcisse qui était un grand mordu du foot. Il était très correct dans sa façon d’analyser. Il était très professionnel en matière de sport. Il savait aussi équilibrer l’info. Il était très équitable avec toutes les disciplines sportives. Un grand  modèle pour nous tous. En tout cas, c’est mon modèle.

Akeza.net : 39 ans dans le métier, c’est beaucoup, qu’est-ce que vous n’avez pas pu accomplir au cours de votre carrière ? Vos regrets

Tharcisse Tungabose : Je n’ai aucun regret. Mais si c’était à refaire, je ferais tout pour couvrir quelques événements sportifs internationaux pour plus d’expérience.

 

Après 39 ans de carrière et 34 ans en particulier dans le journalisme sportif à inspirer la nouvelle génération des journalistes, Tharcisse va prendre sa retraite à la fin de cette année (le 31/12/2020) . Il aura déjà soufflé 60 bougies. Cette grande voix de l’émission « Magazine de Sport » confie qu’après sa retraite, il ne renoncera pas au sport. « Tout le monde sait que j’aime et que je suis passionné de sport. Je prévois de donner de temps à autre un peu de mon expérience,  si je suis invité. Ça me fera plaisir ».

Depuis 2014, cet ancien correspondant de la BBC n’anime plus les émissions sportives, il est de temps en temps invité dans les débats à la RTNB. Tharcisse souffre depuis 6 ans du nerf sciatique.

Fleurette HABONIMANA

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