Success Story : Bashir RUKUNDO, le barista passionné à la tête de son propre coffee shop « Al Qaboos »

Success Story : Bashir RUKUNDO, le barista passionné à la tête de son propre coffee shop « Al Qaboos »


Ayant commencé sa carrière entant que serveur chez Silhouette, Bashir RUKUNDO aura l’opportunité d’être formé comme barista en décembre 2012 au Club du Lac Tanganyika. Cette formation le conduira à décrocher un job de barista chez Buja Café puis chez Le Café gourmand avant de continuer sa carrière à Oman.  Forgé sous le feu des expériences et de la passion, ce natif de Ruyigi est aujourd’hui à la tête de « Al Qaboos », son propre coffee shop.

 

De footballeur à serveur !

 

Tout jeune, à l’école primaire, Bashir RUKUNDO aimait le football. « J’ai beaucoup joué au football et je croyais que le football pourrait me faire vivre. Je voulais devenir une star du ballon rond. Mais, quand je me suis cassé le genou, j’ai dû arrêter le football », confie-t-il.

Bashir va contacter son cousin qui engageait les employés chez Silhouette pour lui demander du job. «Ça lui a très ébahi. Il croyait que je ne pouvais pas demander de travailler dans un restaurant parce qu’il aimait me reprocher que les footballeurs étaient des fainéants », raconte-t-il.

 

C’est ainsi que son cousin lui donnera un travail de balayeur et nettoyeur chez Silhouette. « J’ai fait ce job à peu près une semaine durant, sans aucun complexe. Je me disais que c’est le job qu’on a pu avoir pour moi. Or, il voulait me tester et voir si je n’allais pas bâcler la tâche qui me sera assignée. De retour de sa mission depuis Kigali, il m’a trouvé entrain de nettoyer. Il a été surpris. Il m’a alors dit de travailler comme serveur», se souvient-il.

 

De la formation à la passion

 

Le parcours de Bashir RUKUNDO est alterné entre apprentissage, expériences et partage. C’est en décembre 2012

, juste après avoir terminé l’école secondaire, qu’il aura la chance d’être formé comme barista. « Je ne savais rien de ce qui est du café à part voir ses plantations. Je ne savais ni comment torréfier, ni comment sécher le café. Mais peu à peu, grâce à la formation, j’ai pu savoir quelque chose et j’ai aimé le café », révèle-t-il.

 

 

Après la formation, Bashir va décrocher un travail dans différents cafés de Bujumbura avant de continuer sa carrière à l’étranger. « J’ai eu un job chez Buja Café. J’y ai travaillé pendant 2 ans. Après avoir commencé l’Université Sagesse d’Afrique, j’ai quitté Buja Café parce que ça ne me permettait pas d’associer mon job et les études. J’ai alors eu un job chez Le café gourmand en 2016. Après je suis allé à Dubaï où j’ai passé quatre mois avant de continuer vers Oman », explique-t-il.

De retour au Burundi en juin 2018, notre barista va retourner chez Le café gourmand pour renouer des relations et tisser des liens avec ses anciens amis et clients. Il va alors penser à ouvrir  son propre coffee shop.  Son rêve ne deviendra réalité qu’en septembre 2020 quand il a ouvert « Al Qaboos » (qui veut dire son excellence). «L’idée de créer mon propre coffee shop dérive du fait que j’aime tellement le café mais aussi j’ai des amis qui aiment ce que je fais. Ce sont ces amis très importants, à qui on peut demander des idées ou moyens financiers facilement

 

Aujourd’hui, Bashir Rukundo se dit fier du pas franchi. « Maintenant, j’encaisse quelque somme d’argent chaque jour alors qu’avant je devais attendre la fin du mois pour avoir mon salaire.  J’en profiterais pour interpeller les autres jeunes à penser à faire leurs propres affaires, même s’ils ont des moyens limités. Je reste convaincu qu’ils verront de bons fruits après », s’enthousiasme-t-il.

 

Pourtant des défis ne manquent. « Le premier défi est qu’il y a des gens qui me disent qu’ici c’est loin de la ville. Qu’il n’y a que des gens habitués à manger de la patte ou du riz que de boire du café ou du jus. En fait, moi je prépare à mes convives du café, des jus, des hamburgers, des sandwiches, des croquemonsieurs, etc. L’autre défi est lié aux coupures d’électricité. Il arrive que l’on passe toute une journée sans électricité. Souvent ça m’empêche de travailler », regrette-t-il.

 

Le « Al Qaboos » coffee shop se trouve au quartier Rohero II à l’Avenue de l’Universté, au numéro 92

 

Melchisédeck BOSHIRWA

Comments

comments