Success Story : Armel Niyongabo raconte sa fabuleuse histoire avec la radio

Success  Story : Armel Niyongabo  raconte sa fabuleuse histoire avec la radio
Success Story : Armel NIYONGABO raconte son histoire avec la radio (www.akeza.net)

Success Story : Armel NIYONGABO raconte son histoire avec la radio (www.akeza.net)

Dans la capitale et aux alentours, ils étaient des milliers à écouter sa voix à la radio. Pendant cinq ans, ses émissions ont battu des records de taux d’écoute. Pour certains de ceux qui l’ont écouté, il sera à vie le meilleur animateur radio. Armel NIYONGABO est pour une certaine génération une star de la radio, peut être même ‘’la star’’, celle dont les émissions ont bercé la jeunesse, les années de folie, ces années où l’on se découvre, en fait ces années de sa vie que personne n’oublie jamais .Vous aviez peut être perdu sa trace ? Vous ignorez peut être son histoire ? Dans une interview qu’il a accordée à votre site web www.akeza.net , l’ancien animateur  star Armel NIYONGABO  se confie sur sa formidable histoire avec la radio : ses coups durs, ses coups de cœurs. Il parle de lui, des gens autour de lui, ici et maintenant. A vous.

 

Akeza.net : Tu as toujours su que tu voulais faire de la radio ?

 

Armel  : Oui, depuis très longtemps. J’écoutais les autres puis je me disais que je pouvais le faire, que je pouvais même faire mieux. Je savais que j’avais le don  qu’il faut.

Lorsque j’ai commencé, j’étais persuadé que j’allais y arriver. Je partais du point que je suis une personne qui sait parler aux gens, ramener de l’ambiance.

 

Akeza.net : Tu avais quel âge ?

 

Armel : J’avais exactement 16 ans.

 

Akeza.net : Ce n’est pas trop jeune, 16 ans ? Comment as-tu fais pour les convaincre de te prendre ?

 

Armel : Il y avait  une amie de mon quartier  qui se faisait souvent inviter a la radio CCIB FM+.  Ça m’intriguait de la voir passer à la radio aussi jeune.

 

Un jour, elle m’a dit qu’on allait l’engager. J’ai dit : ‘’mais ce n’est pas  possible, on ne peut pas t’engager ! ‘’ Le choc passé, je suis allé à la radio CCIB FM+, j’ai rencontré certains animateurs qui travaillaient là bas. Il y avait une dame qui s’appelait Espérance et un monsieur qui s’appelait Bosco. J’ai demandé à me faire inviter. Ils ont accepté.

 

Les jours passant, je me suis encore plus épris de la radio. Alors j’ai décidé de passer à l’étape suivante. Je suis allé rencontrer le directeur de la radio, Monsieur Jean Jacques NTAMAGARA. Je voulais être promu au rang d’animateur. Eh bien, il m’a désillusionné. Le directeur m’a dit que j’étais trop jeune (j’étais en 9eme), que je pouvais garder mon privilège d’invité et que c’était tout ce qu’il pouvait faire pour moi. Croyez-moi, j’étais triste ce soir là.

 

Je ne suis pas de nature à me morfondre, alors je me suis bientôt remis d’attaque, je me suis interdit d’abandonner, j’ai refusé de jeter l’éponge. J’ai continué à être invité pendant un temps encore, puis un jour, l’animatrice qui faisait l’émission des dédicaces avec moi s’est absentée, et devinez quoi ? Je m’étais permis d’inviter quelqu’un. J’ai sauté sur l’opportunité et j’ai fait l’émission. Le directeur était à l’écoute, puis il est descendu au studio. J’ai eu une de ces trouilles ! Il est entré au studio. Au lieu de me réprimander comme je m’y attendais, il m’a montré comment je devais me tenir devant le micro pour mieux communiquer, puis il est sorti. Depuis ce jour là, je suis devenu animateur bénévole à la radio CCIB FM+. Il faut dire que la chance m’a souri.

 

Akeza.net : A un certain moment, toute la ville ne jurait que par votre nom. Que vous a-t-il fallu pour devenir si célèbre ?

 

Armel : Je crois que je suis devenu plus célèbre parce que j’étais dans un lycée vraiment connu et j’étais assez populaire à mon lycée qui était le lycée de Lac Tanganyika. Ce n’est pas tout. A la  radio j’ai essayé de trouver les émissions qui pourraient intéresser les jeunes,  des émissions musicales surtout.

J’ai réussi à leur faire écouter, pas seulement de la musique, mais de la musique branchée. Il faut savoir suivre le rythme, trouver des nouveautés qui marquent le monde musicalement. Ensuite, il y a un truc que je savais faire, je savais parler aux jeunes, utiliser leurs termes. Pour couronner le tout, j’avais un amour fou pour ce que je faisais, je me donnais  corps et âme. Je crois que tout ça réuni m’a rendu célèbre si je puis dire.

 

Akeza.net : Tu as travaillé pendant combien de temps à la CCIB FM+ ?

 

Armel : C’est exactement 5 ans de bonheur, de joie et d’expérience.

 

Akeza.net : Quel est ton meilleur souvenir à la radio ?

 

Armel : Le plus grand souvenir que j’ai c’est quand le directeur de la radio Jean Jacques NTAMAGARA m’a dit : ‘’tu as la voix qu’il faut à la radio ‘’. C’était la meilleure façon pour me dire que j’avais un avenir prometteur à la radio. Il a d’ailleurs ajouté que j’assurai au micro. Venant de lui, c’était quelque chose !

 

Akeza.net : Qu’est ce que ça fait d’être célèbre ? On se sent comment ?

 

Armel : J ne me considère pas comme une célébrité mais j’espère que ce que j’ai fait à la radio a pu ouvrir les yeux de plusieurs jeunes dans la découverte de ce qu’ ils sont dans la vie, leur valeur et surtout leur faire savoir qu’ ils peuvent faire quelque de leur vie , qu’ils peuvent réaliser leurs rêves.

 

Akeza.net : Si tu dis que tu n’es pas une célébrité, comment appelles-tu tous ces gens qui t’écoutaient à la radio, qui s’impatientaient pour t’entendre parler, qui idolâtraient ta voix, qui t’envoyaient des texto, qui t’appelaient sur ton mobile, qui te montraient du doigt quand ils te voiyaient passer ?

 

Armel: J’étais ému, content, dépassé par les événements ! J appréciais plus le soutien de tous ces gens et je ne me se souciais pas plus de ce je devenais du jour au jour.

 

Akeza.net : Comment arrivais-tu à gérer les filles ? C’est de notoriété publique que ta voix en faisait craquer un bon nombre…

 

Armel : Les filles ce n’était pas vraiment un problème parce que pendant tout ce temps  j’étais engagé ailleurs et j’ai toujours eu un problème, je ne sais pas tromper la personne avec qui je sors.

 

Akeza.net : Si tu devais retourner à la radio, quelle serait la radio de ton choix en ce moment ?

 

Armel : Si je devais revenir à la radio,  je retournerais cette fois ci à la CCIB, la radio qui m’a éduqué, la radio qui a contribué grandement à faire de moi ce que je suis aujourd’hui. Ensuite je mettrai tous mes efforts pour la rendre bien meilleure qu’avant.Je ferai tout pour que ce soit la radio numéro un à Buja.

 

Akeza.net : Quel conseil donnerais-tu à un jeune animateur qui veut réussir ?

 

Armel : La première chose, c’est d’aimer ce qu’on fait, d’avoir confiance en soi, de te dire que tu peux y arriver. Il ne faut jamais  abandonner  et il faut  bosser dur car rien n’est gratuit.

 

Akeza.net : Tu n’as jamais envisagé de travailler à la télé ?

 

Armel : Faire la télé, ça m’a toujours tenté. J’ai toujours été fan de la grande star de la  télé mondialement connue Oprah Winfrey! A la télé je me vois comme une nouvelle Oprah. J’adore ses émissions et je sens qu’on a beaucoup de choses en commun.

 

Akeza.net : As-tu des gens que tu remercie pour ta fabuleuse carrière à la radio ?

 

Armel : Je remercie Dieu mon créateur, mon père qui me laissait aller au bout de ce que je voulais alors que j’étais encore si jeune, ma mère dont j’avais tout le soutien ,  ma petite sœur Divine qui m’accompagnait avec beaucoup d’amour et de soutien, mon frère Arnaud et Blaise Paulin mon commandant de bord .

Je remercie mes fans qui me soutenaient et surtout le directeur Jean Jacques NTAMAGARA qui a cru en moi et m’a toujours poussé à aller de l’avant après m’avoir reçu à la radio, me permettant par la même occasion de réaliser mon rêve d’enfance, ce qui a fait de moi ce que je suis devenu aujourd’hui.

 

Akeza.net : Après cinq ans à la CCIB FM+, tu as fait un bref passage à la Rema FM, puis tu as disparu des ondes. Qu’est ce qui s’est passé ?

 

Armel : Comme je venais de finir l’école secondaire, j’avais besoin d une nouvelle expérience. Je me suis dit ‘’pourquoi ne pas essayer la Rema’’ ? J’avoue que c’était différent de la CCIB comme style mais personnellement ça ne me dérangeait pas. Après cela, j’ai décidé d’entrer à l’université. Depuis, je me suis inscrit à l Université des Martyrs de l’Ouganda, UMU !

Après mes études, j’aimerai refaire de la radio si j’ai encore la chance.

 

Akeza.net : Tu étudie quoi là bas ? Tu fini quand ?

Armel : Je fais ce qu’on appelle en anglais Ethics and Development Studies .Je fini cette année au mois de mai donc vous comprenez que c’est pour bientôt.

 

Akeza.net : Si tu ne faisais plus de radio , que ferai-tu d’autre ?

 

Armel : J’aimerais faire un boulot où je gagnerai assez d’argents pour pouvoir aider surtout les jeunes dans la réalisation de leur rêve comme ça a été le cas pour moi.

 

Akeza.net : C’est quel genre de boulot ça ?

 

Armel : (Rires) Au sein des Nations Unis si c’est possible.

 

Akeza.net : Bonne chance.

 

Armel : Merci beaucoup.

 

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Propos recueillis par Landry MUGISHA

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