Success Story à NGOZI : Deux jumeaux réunis par la passion de l’élevage des volailles

Success Story à NGOZI : Deux jumeaux réunis par la passion de l’élevage des volailles

Divin BARUTWANAYO et Diego REKAMANYAMA se ressemblent physiquement et idéologiquement. Ainsi en 2018, lorsqu’ ils retournent au pays natal après les études et le travail à l’étranger, les deux jumeaux retrouvent leur passion pour l’élevage et ouvrent un gigantesque poulailler à production semi-industrielle. 

” Nous avons grandi avec plusieurs animaux de la basse-cour :  des poules, des lièvres, des canards ect.” , raconte Divin BARUTWANAYO, un des fondateurs la société Manovu Dream Farm. Notre papa âgé aujourd’hui de 90 ans est un grand éleveur, il a reçu plusieurs fois des prix de la part du gouverneur de la province Ngozi dans les années 1980 ainsi que la visite des médias, ce qui nous poussait à aimer l’élevage, poursuit Divin BARUTWANAYO.

Après, lui et son frère jumeau ont grandi et ils sont partis à l’étranger pour les études et le travail.  Dr Divin BARUTWANAYO va faire le tour du monde et il a travaillé dans des Organisations Non Gouvernementales en Asie, au Sénégal, en Guinée, au Niger. Mais amaherezo y’inzira ni munzu (à la fin, on boucle la boucle chez soi’’’) indique un proverbe burundais. Divin BARUTWANAYO retourne au pays dans le grand nord en 2003.

C’est en 2018 que les deux jumeaux retrouvent leur passion d’enfance mais cette fois de façon moderne. ” Nous avons commencé à acheter un grand terrain sur les périphéries de la ville de Ngozi et nous avons commencé avec 2300 poules en provenance de l’Europe et en juillet 2019 nous avons ajouté 6000 poules toujours en provenance de l’Europe “, fait savoir Divin BARUTWANAYO. Les deux jumeaux ont fait des commandes à l’entreprise locale Mutoyi qui produit des poussins mais cette société n’avait pas la capacité de leur fournir ce nombre de poussins. Toutefois, Divin BARUTWANAYO indique qu’actuellement, avec le coronavirus et la fermeture des frontières, ils vont travailler avec la société d’origine italienne, Mutoyi.

Ainsi, la société Manovu Dream Farm produit plus de 5000 œufs par jour et les boutiques, les restaurants, les hôtels de la ville de Ngozi raflent sa production. Une autre partie de la production est acheminée dans la ville de Bujumbura. ” Mais cela n’est pas notre but, notre objectif est de produire avec les œufs des pains, de la pâtisserie “, précise Divin BARUTWANAYO. Toutefois cela demande d’autres moyens et techniques que l’entreprise Manovu Dream Farm ne s’est pas encore procurée. L’autre objectif de cette société d’élevage des poules est de constituer un centre de formation pour d’autres personnes qui voudraient apprendre comment s’occuper des poules. Manovu Dream Farm envisage aussi de produire des aliments des porcins, des vaches etc…, la vente des poussins, l’ouverture d’une pâtisserie et d’une boucherie.

Vous saurez qu’un œuf coûte entre 200 à 300 Fbu selon le coût de leurs aliments. L’entreprise Manovu Dream Farm emploie actuellement 50 ouvriers contractuels et des journaliers qui viennent deux fois par semaine pour enlever l’engrais organique produit par les poules. ‘’ Nous pratiquons l’élevage en batterie car il permet de gagner l’espace et les poules restent propres car leurs déchets passent par les cages ” , informe Divin BARUTWANAYO.

Ainsi dans la lutte contre les maladies mortelles qui attaquent souvent les poules, l’entreprise Manovu Dream Farm a engagé deux vétérinaires pour soigner au quotidien les poules pondeuses. Elle travaille en étroite collaboration avec la Direction provinciale de l’Agriculture et de l’Elevage et les laboratoires et centres nationaux vétérinaires de Gitega et de Bujumbura.  ” Dès que nous remarquons un problème, nous faisons appel à eux “, fait savoir Divin BARUTWANAYO qui ajoute également que les poules sont vaccinées selon le calendrier requis.

Au final, Divin BARUTWANAYO demande à l’État de leur accorder certains avantages notamment la fourniture des machines cultivatrices pour produire les aliments des poules à temps, la réduction des coûts de la Regideso. En outre, l’éleveur expérimenté fait un appel aux autres éleveurs des volailles pour constituer un réseau afin de trouver des solutions aux problèmes rapidement.

Divin BARUTWANAYO invite les autres fonctionnaires à pratiquer l’élevage des volailles, car cela procure des revenus supplémentaires et éduque très positivement leurs enfants.

 

Olivier BIZIMANA

 

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