Success story à Gitega : Marie Louise MANIRAKIZA , la femme bouchère qui fait du chiffre !

Success story à Gitega  : Marie Louise MANIRAKIZA , la femme bouchère qui fait du chiffre !

Marie Louise Manirakiza, la bouchère.©careinternational-burundi

Difficile d’imaginer que la femme pourrait apprendre le métier de « boucher » dit « des hommes » et rapidement devenir l’une des bouchères les plus en vue à Gitega.  Marie Louise, bouchère, y croyait et y est arrivé avec l’appui de PARJE (Parc des Jeunes Entrepreneurs) en partenariat avec CARE International Burundi. Cette expérience a été partagée en date  du 22 Novembre 2019 à l’hôtel Therezia situé à Gitega. C’était lors d’un atelier de partage d’expérience et de réseautage entre les femmes entrepreneures dans le cadre du projet GEWEP II.

Marie Louise MANIRAKIZA est l’une de ces femmes bénéficiaires du projet GEWEP ((Gender Equality and Women’s Empowerment). GEWEP, c’est un programme sur l’égalité des genres et l’autonomisation de la Femme. Au terme de cette formation en 2016, Marie Louise est convaincue qu’aucun métier n’est réservé aux hommes. Les femmes, elles aussi, peuvent faire autant que les hommes, parfois les surpasser. Elle en est un exemple vivant ! Marie Louise a choisi « boucher » comme métier.

Qu’on se l’avoue, associer la femme et le boucher dans la même phrase ne va pas de soi. « Voir une femme porter les viandes crues, le sang couler était inimaginables aux yeux de bon nombre de gens. » dit Louise. Franchement, au début, les gens n’en croyaient pas leurs yeux. Cela ne l’a pas arrêté pour autant.

Elle avait appris au PARJE que pour atteindre son objectif d’entrepreneur, elle doit mettre en œuvre les 4P soit Produit, Place, Prix et Promotion. Elle a d’abord identifié le marché d’approvisionnement qui lui fournirait le produit entre autres le marché de Bugendana. A Bugendana, le kg de viande se vendait à 4000 Fbu au moment où à Gitega, il s’achetait à 6500 Fbu. « Voilà un projet rentable », se dit-elle. Elle commence avec un petit capital, mais celui-ci s’accroit rapidement car beaucoup de femmes, étonnées de la voir exercer ce métier vont vers elle pour s’approvisionner. Or, on sait très bien que ce sont les femmes qui vont souvent au marché pour approvisionner les ménages. Ses produits se vendent comme de petits pains.

Elle poursuivait entre temps ses trois vies de mère, d’épouse et d’entrepreneure. Mais, rien ne l’arrêtait, elle gardait son rythme. Aujourd’hui, son métier a fait d’elle une femme entrepreneure importante à Gitega. Elle s’est d’ailleurs acheté une camionnette pour déplacer ses marchandises, un autre véhicule qui lui sert de déplacement, un appartement à Zege (le nouveau quartier huppé de la capitale politique) et ses enfants vont dans de bonnes écoles.

Elle remercie vivement le PARJE et CARE International Burundi qui ont été à ses côtes pour qu’elle atteigne ses objectifs. Elle appelle d’autres femmes à adhérer aux coopératives à but lucratif.

A titre informatif, cet atelier était organisé pour partager l’expérience entre les femmes entrepreneures et relever les défis auxquels elles font face.

 

Arthur BIZIMANA

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