Success Story à Gashikanwa : la coopérative SOVAPA passe de 1,5 à 7 Tonnes de riz par hectare

Success Story à Gashikanwa : la coopérative SOVAPA passe de 1,5 à 7 Tonnes de riz par hectare

De 1,5 tonnes sur un hectare à 7 tonnes sur un hectare, la société minirizerie de Gashikanwa a fait une évolution remarquable. Actuellement, cette association baptisée SOVAPA, Société de Valorisation des Produits Agricoles, ambitionne de produire 10 tonnes sur un hectare. Claver Bucumi, président de cette fédération de coopératives, compte également ouvrir d’autres points de vente dans plusieurs provinces du Burundi.

“La société SOVAPA regroupe 12 coopératives d’agriculteurs et 9 coopératives de commerçants et nos champs s’étendent sur 6 000 hectares “, fait savoir Claver BUCUMI, président de SOVAPA. L’objectif de cette grande coopérative est de traiter et de multiplier le riz. Les activités de la société SOVAPA ont débuté le 18 août 2018, raconte son président Claver BUCUMI. Au début, les membres de SOVAPA se sont mis à préparer les champs et à distribuer de nouvelles variétés de riz. Depuis, la société SOVAPA s’est équipée d’une grande machine de décorticage capable de fournir 3 tonnes de riz prêt à consommer par heure.

“La machine à décortiquer provient de la Chine et elle a été offerte par FIDA dans son projet PRODEFI en collaboration avec le gouvernement du Burundi dans son programme de soutenir les coopératives “, informe Claver BUCUMI. Ce responsable ajoute que la société SOVAPA doit payer 10% à ceux qui lui ont offert cette machine de traitement du riz. Cette machine possède également plusieurs autres options notamment le lavage du riz, l’enlèvement des déchets, le tonnage et le tissage des emballages. Cela n’est pas le cas pour les petites machines traditionnelles de décorticage qui mélangent les déchets au riz à consommer. ” Ce qui peut provoquer des maladies pour les consommateurs “, prévient Claver BUCUMI.

Côté électricité, le responsable de cette fédération des coopératives fait savoir qu’il ne se plaint pas du manque d’énergie pour faire tourner cette grande machine, car la Regideso leur a donné une ligne assez alimentée.

Le président de la société SOVAPA raconte que l’introduction de nouvelles variétés de riz a fortement boosté la production. Ces variétés de riz sont entre autres le riz V5 164 dit Rubabi, le riz de grande taille nommé L662 contrairement au riz du nom de Kigori, le riz baptisé Buryohe, sentant très bon avec un goût agréable. La première qualité du riz de la société SOVAPA est vendue à 1800 Fbu le kilogramme et la deuxième qualité est offerte à 1400 Fbu le kg. Un résidu des restes du riz appelé sondori est aussi vendu à 550 Fbu, il sert comme nourriture aux poules et aux vaches.

Ainsi la société SOVAPA a permis aux cultivateurs du riz de ne plus vendre le riz à bas prix à 350 Fbu le kilogramme aux usuriers et de le vendre au moins à 800 Fbu ou 1000 Fbu le kilogramme. Cela grâce à cette fédération de coopératives qui se charge par la suite du traitement du riz et de sa revente sur le marché. “Les bénéfices que nous percevons sont aussi partagés entre membres de cette grande coopérative “, annonce le président de SOVAPA. Il faut savoir que cette société travaille avec la Banque de Crédit de Bujumbura ‘’BCB’’ pour donner des crédits aux membres de cette coopérative qui les avalise.

 

Ainsi pour bien mener leurs activités agricoles, Claver BUCUMI, président de la confédération des 21 coopératives SOVAPA demande à l’administration une grande mobilisation de la population de Gashikanwa et des cultivateurs des autres communes à l’utilisation de nouvelles variétés de riz plus productives et de disponibiliser les agronomes. ” Il existe encore certains cultivateurs qui sont encore récalcitrants à l’introduction de ces nouvelles sortes de riz dans leurs champs “, indique Claver BUCUMI. Il demande en outre au gouvernement le contrôle de l’utilisation des petites machines de décorticage afin de protéger la santé de la population.

A l’avenir, la société SOVAPA compte agrandir ses champs et la production de sorte qu’un hectare puisse produire 10 tonnes de riz au lieu de 7 tonnes. “La famine sera un lointain souvenir “, argument le président de SOVAPA. Pour y arriver, Claver BUCUMI promet de distribuer à petit prix les semences et les engrais chimiques aux membres de cette société. De nouveaux points de vente de SOVAPA vont aussi ouvrir leurs portes à Kayanza et à Bujumbura en plus de celui de la ville de Ngozi.

Olivier BIZIMANA

 

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