Société : Sauvons une vie, celle de Yousla KEZA

Société : Sauvons une vie, celle de Yousla KEZA

Yousla KEZA, reste allongée ; sans bouger, dans un lit à l’hôpital ©Akeza.net

Ses photos défilent sans cesse sur les réseaux sociaux. Ses proches, ses amis et connaissances prient pour sa guérison. La souriante Yousla KEZA a été victime d’un accident de voiture qui a causé des dommages à sa colonne vertébrale. Conséquence: depuis une semaine,  elle reste allongée ; sans bouger, dans un lit à l’hôpital en attendant que sa famille puisse réunir la somme de 10.000$ pour la transférer au Rwanda où elle peut se faire soigner. Nous avons été la voir à l’hôpital. A travers cet article , elle vous parle…

 «Leur présence m’empêche de penser à de mauvaises choses, de m’apitoyer sur mon sort. Chaque soir, je m’impatiente qu’il fasse jour pour que les gens reviennent »

Chaque jour depuis son hospitalisation, Yousla compte au moins 50 visites. Marques de soutien et d’affection que Yousla apprécie énormément surtout dans ces moments pénibles « Leur présence m’empêche de penser à de mauvaises choses, de m’apitoyer sur mon sort. Chaque soir, je m’impatiente qu’il fasse jour pour que les gens reviennent ».

« La seule question que je me posais était ‘pourquoi moi ?’ Suis-je la plus grande pécheresse de toutes ? »

Curieux, la plupart des visiteurs veulent savoir ce qu’il s’est vraiment passé. Ils demandent des détails que le message relayé sur les réseaux sociaux ne donne pas. A quatre dans une voiture, elle a été la seule à être blessée. « La voiture roulait à grande vitesse et le conducteur a voulu contourner un trou en plein milieu de la rue. La voiture a décollé, a fait  trois tonneaux et a atterri sous un arbre. Des conducteurs de vélos se sont amassés autour de la voiture et ont essayé de nous porter secours. Les autres sortaient de la voiture mais moi je n’arrivais pas à bouger. L’un d’eux a alors essayé de me tenir debout. C’est là que j’ai entendu mon dos faire le bruit de quelque chose qui se brise puis je suis directement tombée par terre » retrace-t-elle.

« D’un côté je remercie le Seigneur d’être toujours vivante, d’un autre, je me demande si je vais pouvoir avoir des enfants un jour ».

Arrivée à l’hôpital, on lui annonce qu’elle doit être transférée à l’étranger pour une opération de la colonne vertébrale.   « Quand je suis arrivée ici, j’ai pleuré énormément. Je me suis demandée pourquoi parmi toutes les personnes qui étaient dans la voiture, j’étais la seule personne à subir cela. La seule question que je me posais était ‘pourquoi moi ?’ Suis-je la plus grande pécheresse de toutes ? » nous raconte Yousla.

Même clouée sur un lit d’hôpital, sans bouger, elle reste souriante et de bonne humeur « J’ai essayé de voir le bon côté des choses, je suis toujours vivante, alitée oui, mais vivante et souriante » nous di-t-elle avant d’ajouter avec humour « D’un côté je remercie le Seigneur d’être toujours vivante, d’un autre, je me demande si je vais pouvoir avoir des enfants un jour ».

Yousla KEZA, reste allongée ; sans bouger, dans un lit à l’hôpital ©Akeza.net

L’opération, les soins et le déplacement couteront 10.000$, une somme que la famille de Yousla entend bien réunir pour sa survie. Encore loin du décompte, Yousla tient quand même à remercier toute contribution aussi grande que petite  « Je tenais à remercier toute personne qui a contribué à la somme, qui vient me rendre visite ou m’appelle. Il y a même des gens que je ne connais pas qui prient pour moi. Tout cela me montre à quel point je compte pour eux et ça me fait vraiment plaisir. Ça me fait garder le sourire » dit-elle avec joie.

Pour les habitants du Burundi qui aimeraient aider Yousla, ils peuvent appeler au +257 75466418 ou au +257 68857420 . Ceux qui se trouvent à Kampala et Kigali peuvent envoyer leurs contributions avec le service Mobile Money sur le numéro suivant :+250789920705 sous le nom de MUNEZERO Elsa Nathalie. D’autres peuvent faire leur contribution à travers la campagne  de fundraising via ce lien  https://www.gofundme.com/spines-operation?u=19019482

Miranda AKIM’

 

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