Slam-Dance : Phoenix et African Flava se maintiennent dans la cour des grands

Slam-Dance : Phoenix et African Flava se maintiennent dans la cour des grands

Photo de famille après les spectacle (www.akeza.net)

Photo de famille après les spectacle @ Akeza.net

Dans la soirée du samedi passé, le collectif de Slam Phoenix a signé un fracassant retour sur la scène de l’IFB (ex CCF). A l’origine, rassemblant les meilleurs slameurs de la capitale, le collectif a progressivement subi des pertes de certains éléments s’étant retiré de la scène ou ne résident plus au pays. Le collectif est également passé par une crise de déclin d’intérêt des slameurs restés sur place. C’est donc dans un climat de crainte que plusieurs fans de la première heure attendaient l’issue du spectacle. Le collectif s’étant produit à la même scène une année auparavant avec succès (c’était à l’époque de sa montée en puissance), on craignait que le collectif n’arrive au moins égaler son propre record.

Le spectacle vu par le peintre Clovis Ngoy (www.akeza.net)

Le spectacle vu par le peintre Clovis Ngoy Photo @ Akeza.net

Le collectif a offert une prestation remarquée sur plusieurs points de vue, notamment sur l’architecture organisationnelle du spectacle.

Le concept « Noir »  réunissait Phoenix et African Flava , parfois dans des performances individuelles , parfois dans un couple slam-dance . Le spectacle était une représentation schématique/colorée des textes par le biais de la peinture. Bien qu’ils n’aient point pris le temps d’expliquer ce concept au public, il ajoutait une dimension de diversité au spectacle si non se mêlait élégamment au décor pour les esprits moins avertis. Tandis que la pince de Clovis Ngoy s’affirmait par une peinture sobre et précise, celle de Calvin se distinguait par ses contours impressives et ses couleurs mêlées, rappelant son esprit de danseur street.

Les textes étaient travaillées et parlaient d’amour, de jeune et de gêne, de style de vie, de façon la de voir les choses, résumant une vie de temps en temps  (textes autobiographiques), racontant une histoire. Les textes étaient touchants, pénétrés d’humour, doux ou dur selon les cas, poussant à la réflexion, intelligents dans tous les cas. Les textes représentaient un autre niveau d’expression. Les danses étaient exquises, expressifs, riches en créativité.

Le spectacle ''NOIR'' tel que capté par la peinture de Calvin (www.akeza.net)

Le spectacle ''NOIR'' tel que capté par la peinture de Calvin Photo@ Akeza.net

Des slameurs se sont distingués, sortant totalement du lot. Il est vrai que toutes les performances étaient excellentes, mais d’autres l’étaient encore plus. Comme Guy, ami du collectif, qui pourraient bientôt ne plus être qu’un ami et faire carrément partie du collectif. Comme Mireille, comme Irwin, le poète de la « Choquance », Mr « So many Voices , dans ma tete , too many overseas , c’est pas ma fête! » .

A l’instar de Guy, d’autres amis sont venus soutenir le collectif en ce grand jour. Aurore Leila Da Villa. Christian, un slameur du collectif ayant disparu depuis des semaines est réapparu le jour du spectacle. Des fans se sont déplacés sous la pluie battante, plus pour que le collectif ne se retrouve pas seul. On aurait pu parier qu’ils s’étaient tous donné un rendez vous muet à l’IFB . On aurait pu jurer qu’ils s’étaient tous juré sans se voir ni se parler qu’il fallait à tout prix que l’oiseau reste dans l’air , qu’on lui maintienne les ailes , qu’on lui administres une formidable poussée , et qu’on le maintienne au trône , de son altesse royale .

Le collectif le pensait, désormais il en est certain. Ils ne jouent pas seuls. Non, ils ont des amis, des frères, des sœurs, des fans indéfectibles, la famille ! Tel que disait Irwin, « yes tonton, yes tata, et toute la famille !

Landry MUGISHA




One thought on “Slam-Dance : Phoenix et African Flava se maintiennent dans la cour des grands

  1. MPAWENAYO César

    Bonjour vraiement je suis très heureux de voir ce site qu’est ce que vous attendiez alors?Le Burundi ns donne des surprises,la musique burundaise évolue cet étape abassourdisse biens de gens que ça soit ceux qui sont à l’étrangeou au BAURUNDI cequ’il faut changer c’est d’augmenter les emission de la musique burundaise sur toutes les RADIO du pays et avoir es anniversaire des anciens chanteurs du Burundi comme:CANCE AMMISSI,NIKIZA DAVID…….pour montre aux jeunes d’aujourd’huit nos anciens ARTISTES.

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