SFBLSP-Burundi : « Le mariage précoce prive les filles de leur enfance et de leur droit à l’éducation, la santé et la sécurité »

SFBLSP-Burundi : « Le mariage précoce prive les filles  de leur enfance et de leur droit à l’éducation, la santé et la  sécurité »

Joséphine Muhirwa,Assistante sociale chargée de la promotion de la santé sexuelle et reproductive à SFBLSP.

Face à la politique du gouvernement, dans sa vision 2025,  de diminuer la croissance démographique à 2 %,la Solidarité des Femmes Burundaises pour la Lutte contre  le Sida et le Paludisme au Burundi (S.F.B.L.S.P-Burundi) lance un  plaidoyer pour soutenir le gouvernement du Burundi dans sa politique et sa vision 2025 qui prévoit la réduction de natalité jusqu’à trois enfants par femme.

 Joséphine Muhirwa,Assistante sociale chargée de la promotion de la santé sexuelle et reproductive à SFBLSP dit que leur Association a inscrit déjà  dans son plan stratégique et opérationnel, un plan de plaidoyer aux droits de la femme et celui de plaidoyer pour lutter contre le phénomène des mariages précoces et forcés aux enfants au Burundi.

«Le mariage précoce prive les filles  de leur enfance et de leur droit à l’éducation, la santé et la  sécurité. Il met en danger non seulement  leur développement et leur bien être personnel  mais aussi le développement et la croissance de notre pays”, a-t-elle ajouté.

Ladite Association plaide pour la révision du code pénal afin que les pouvoirs publics assurent la protection et la promotion des droits des jeunes et des femmes à la santé sexuelle et reproductive complète et à l’accès aux contraceptions.

L’association demande plus particulièrement, comme le précise Joséphine, la mise en application effective de l’article14 du protocole à la charte africaine  des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits de la femme dit«protocole de Maputo» garantissant  le droit à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction.

Selon toujours Joséphine, l’Etat doit assurer le respect et la promotion des droits de la femme à la santé y compris la santé sexuelle et reproductive. Il s’agit entres autre du droit  d’exercer un contrôle sur leur fécondité, le droit de décider de leur maternité, du nombre d’enfants et l’espacement des naissances et le droit à l’éducation sur la planification familiale.

Alexandre NDAYISHIMIYE

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