SAT-B : «Les Burundais devraient bannir de leur vocabulaire le mot impossible»

SAT-B : «Les Burundais devraient bannir de leur vocabulaire le mot impossible»

Le chanteur SAT-B.©Akeza.net

La star burundaise de la chanson SAT-B est de retour au pays depuis fin décembre 2016.Il affirme que depuis son retour au bercail nombre de choses ont bien changé en musique bien qu’il y ait toujours des défis à relever.

Au moment de son retour au Burundi en décembre 2016, certains le croyaient juste de passage. Mais Bizimana Aboubakar Kaloume dit SAT-B affirme qu’il est bel et bien rentré. «Je suis de retour chez moi. Je suis dans mon pays, près de mes fans. Etre chez soi est toujours important surtout pour nous autres artistes. C’est à la maison qu’on compte une grande base de fans», tient à préciser l’auteur du tube Too much.

SAT-B  a récemment rompu avec son manager Jaques Daniel. Il dit prendre en charge lui-même la gestion de sa carrière. «J’ai remarqué que certains se font un profil sous mon nom prétextant qu’ils gèrent ma carrière. Vous êtes tous témoins,  depuis que je signe avec les labels, il n y a pas de développement dans ma carrière. Je voudrais passer à un autre niveau, malheureusement cela demande plusieurs milliers de dollars» souligne-t-il.

 

«Mes fans sont devenus très exigeant. Ils veulent me voir à Lagos faire des collaborations avec les grandes vedettes, ils veulent de vidéos de bonne qualité. Et pourtant, lesdits managers ne peuvent rien faire pour que j’atteigne un autre niveau» dit-il avec nostalgie.

SAT-B trouve que depuis qu’ils sont rentrés (lui et Big Fizzo, ndlr) les choses ont changés de ton en musique burundaise. Toutefois il déplore que la plupart des burundais ne croient pas en ce qu’ils font. «Les Burundais devraient bannir de leur vocabulaire le mot impossible. Quoi que tu dises, quoi que tu fasses la première réaction est ntibishoboka (impossible, ndlr).Dire que je peux investir ne fût-ce que 30.000 USD dans ma carrière et les récupérer, au lieu d’écouter ce que tu as à dire les gens te disent automatiquement que c’est  carrément impossible » renchérit-il.

L’homme qui a amélioré son bien-être grâce à la musique reconnait que sa génération peut bien vivre de la musique à condition qu’elle comprenne dans quoi elle est réellement. Car, dit-il, certains ignorent même leurs droits en termes d’œuvre.

Armand NISABWE

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