Santé : Quand guérir de l’infertilité devient possible

Santé : Quand guérir de l’infertilité devient possible

Dr. Innocente Irakoze, médecin gynécologue et spécialiste des couples ©Akeza.net

Selon les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé, un couple sur six éprouve des difficultés à concevoir un enfant. Au Burundi, l’infertilité peut se soigner et guérir dans certains cas si elle est traitée à temps. Eclairage.

Selon Dr. Innocente Irakoze, médecin gynécologue et spécialiste des couples à l’Hôpital Tanganyika Care Polyclinic, sept femmes sur dix qui commencent un traitement parviennent à avoir un enfant dans les cinq années qui suivent. Selon cette spécialiste de traitement de l’infertilité, il faut savoir la cause de l’infertilité avant de s’en vouloir. « Lorsqu’un couple n’arrive pas à avoir d’enfant au bout de deux ans, alors qu’il fait des rapports sexuels régulièrement et au bon moment, c’est qu’il y a un problème. Contrairement à ceux qui disent que l’infertilité est une affaire de femmes, son origine peut être aussi masculine c’est à dire   dans 30 % des cas ou   mixte dans 40 % des cas. », explique-t-elle.

Pour elle, les temps où   la femme était pointée du doigt   comme étant la source de l’infertilité sont révolus. Aujourd’hui, il est recommandé de faire un spermogramme dans un bilan de fertilité du couple. Ceci permet d’examiner   et de connaître si la source du problème ne vient pas de l’homme. Cependant, la démarche n’est pas toujours facile. « Il est souhaitable avant de réaliser cet examen que l’homme soit mis au courant. L’andrologue ou l’urologue doit donc être en première ligne. Or, il arrive trop souvent que l’ordonnance de spermogramme soit donnée à sa conjointe par le gynécologue », explique-t-elle.

Hôpital Tanganyika Care Polyclinic ©Akeza.net

De surcroît, la spécialiste des couples inféconds fait savoir qu’il y a des préalables pour tomber enceinte. Elle cite, en l’occurrence, des rapports sexuels bien faits et de façon régulière (au moins trois fois la semaine). En revanche, le tabagisme, l’alcoolisme sont des facteurs qui aggravent le risque d’infertilité chez l’homme. Aussi, les complications possibles à long terme des oreillons peuvent aboutir à l’infertilité masculine. Quant aux femmes, les règles douloureuses peuvent être à la base de leur infertilité.

Actuellement, l’hôpital Tanganyika Care Polyclinic dispose du matériel adapté pour prendre en charge les couples présentant des signes d’infertilité. Sur 28 cas déjà traités, Dr Irakoze se félicite que douze d’entre eux ont pu procréer dans l’espace de moins d’une année.

 

Alain- Majesté BARENGA

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