Santé : L’importance des médias dans la sensibilisation sur la santé de la reproduction

Santé : L’importance des médias dans la sensibilisation sur la santé de la reproduction

Dr Juma Ndereye lors de son exposé ©Akeza.net

C’est dans les enceintes de l’Institut National de Santé publique (INSP) que s’est tenu le 22 et 23 Juin 2017 un atelier d’information et de sensibilisation à l’intention des professionnels des médias. Organisé par le Programme National pour la Santé de la reproduction (PNSR), 30 journalistes (presse écrites, radio et télévision) du Burundi  étaient présents dans cet  atelier pour discuter autour des questions de santé reproductive.

Le but de cet atelier était d’informer, sensibiliser et échanger avec les professionnels des médias au sujet de la santé de la reproduction. Véritable enjeux dans le processus de développement du Burundi, il était important que les médias prennent connaissances de ce que c’est la santé de la reproduction, des différentes composante de celle-ci, des différentes terminologies qui entourent ce domaine, de la situation actuel de la santé de la reproduction au Burundi, des défis qu’elle rencontre et des perspective d’avenir.

Au cours de ses 2 journées de travail, des professionnels de la santé de la reproduction (Médecins et autres) ont exposés sur différents sujets, parmi les plus importants, de la santé de la reproduction. Ainsi, le Dr Juma Ndereye, Directeur du PNSR, a donné l’état de lieu actuel de la santé de la reproduction au Burundi.

Dans son exposé, il a dressé en quelque ligne la situation actuel de la santé de la reproduction, les avancés et les défis qu’elle rencontre et surtout les perspectives d’avenir. Selon le Dr Ndereye, le Burundi devrait baisser son taux de croissance démographique à 2% d’ici à 2025 (taux qui actuellement est de 2,4), baisser l’ISF (Indice synthétique de fécondité) à 3 enfants (actuellement il est de 5,5) et augmenter l’espérance de vie à la naissance de 40 à 60 ans.

Des objectifs qu’il faudra impérativement atteindre car vu l’état des choses, si rien n’est fait, le Burundi court à la catastrophe dit-il

Dr Fabrice Kakunze exposant sur la planification famililale ©Akeza.net

Durant cet atelier, il était aussi question de planification familiale. Fer de lance dans la stratégie de réduction de la croissance démographique, il était primordial d’informer les professionnels des médias sur l’importance capitale que revêt ce sujet. Le Dr Fabrice Kakunze qui a exposé sur le sujet a affirmé qu’il était impérieux que les couples discutent sur le sujet. L’espacement des naissances ou encore les méthodes de contraception sont des points important pour lesquels les couples doivent mettre l’accent. Faire recours à la planification comporte des avantages non négligeables pour les couples mais aussi pour les enfants et donc par ricochet pour la société.

Plusieurs autres sujet ont été exposés tels que la fistule obstétricale, la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents ou encore investir dans la jeunesse pour bénéficier du dividende démographique.

Clôturant les 2 jours d’atelier, Queen Belle Monique Nyeniteka a donné un exposé sur la communication pour le changement de comportement. Dans son exposé, elle a soulevé le fait que les journalistes en tant que communicateurs doivent prendre par effective dans le processus d’information et de sensibilisation sur la santé de la reproduction.

Au sortir de ces deux jours de travail, les professionnels des médias ont reçu les outils de base pour une bonne communication sur la santé de la reproduction et pourront ainsi apporter un message précis et documenté sur le sujet.

 

Moïse MAZYAMBO

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