Santé : les médias comme acteur de sensibilisation sur la SSRAJ

Santé : les médias comme acteur de sensibilisation sur la SSRAJ

Dr. Juma NDEREYE, Directeur Général du Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR) ©Akeza.net

Renforcer les connaissances des professionnels des médias dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et de jeunes (SSRAJ), tel était le but de l’atelier organisé ce vendredi 2 mars 2018 par le Ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida via son Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR) avec l’appui technique et financier du CORDAID. Un atelier qui a réuni un parterre de journalistes, chefs de programme et producteurs d’émission de santé.

« La situation de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes devient de plus en plus alarmante et il serait plus que temps de poser les actions adéquates pour endiguer cela ». Tels étaient les mots du Dr. Juma NDEREYE, Directeur Général du PNSR, lors de son mot d’ouverture de l’atelier. Il a ainsi souligné l’importance des médias dans la sensibilisation des jeunes mais aussi des adultes sur les dangers mais aussi les pratiques à mettre en place pour une santé de la reproduction efficace.

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Pour une contribution effective et efficace des médias dans ce processus de sensibilisation et d’éducation des populations, il est important que les médias renforcent leurs connaissances en matière de santé sexuelle et reproductive de la jeunesse d’où la tenue de cet atelier.

Au cours de celui-ci les médias ont pris connaissance de l’état des lieux de la SSRAJ au Burundi et des défis que celle-ci rencontre. Selon ce document présenté par le Dr NDEREYE, les jeunes burundais seraient confrontés à une faible accessibilité aux informations fiables sur la santé de la reproduction, à une faible disponibilité  des services SSR  adaptés à leurs besoins et à une faible implication  des parents, des éducateurs  et des communautés dans la promotion  de la SSRAJ. A cela s’ajoute l’environnement socio-culturel qui considère la sexualité comme tabou et l’inégalité du genre qui rend les filles vulnérables aux abus, leur donnant ainsi peu de pouvoir pour prendre des décisions sur leur sexualité.

Lors cet atelier, il a été également question des directives de mise en place et de fonctionnement des Centres de Santé « Amis des Jeunes », qui devront travailler en synergie avec tous les acteurs de la société (famille, éducation nationale, média, administration public et communauté) pour fournir aux jeunes une information fiable et un accès aux services et soin.

Les participants à cet atelier ont pour leur part fait état de leur préoccupation pour ce qui est de l’accès aux informations fiables pouvant leur permettre de faire de manière convenable leur travail. Des préoccupations reçues par les représentants du ministère de la santé et du PNSR et qui sauront trouver un retour favorable.

Par ailleurs, les médias présents reconnaissent qu’ils devront jouer un rôle des plus importants dans la sensibilisation et dans l’éducation.

 

Moïse MAZYAMBO

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