Retro 2015- Musique: Une année blanche !

Retro 2015- Musique: Une année blanche !

Artistes burundais.©Akeza.net/Armand Nisabwe

L’année 2015 touche  à sa fin.   On retiendra que 2015  n’aura pas été tendre dans le domaine de la culture.  On pourrait comprendre  ce phénomène, dans la mesure où la crise politique a pesé sur presque tous les secteurs de la vie nationale. En 2015 on aura vu partir en fumée tout ce qui venait d’être  construit au cours de  la dernière décennie.

Akeza.net revient sur  les grandes articulations  ayant marqué l’année 2015 dans le domaine de la musique.

 

L’élite partie à l’étranger…

 

Les grandes icones  de la musique burundaise ne sont plus au Burundi. Des rappeurs  aux  chanteurs engagés en passant par les artistes du tradi-moderne, ils ont quitté le pays.

 

Le circuit de la musique burundaise  se mettait de plus en plus sur de bons rails.  Les artistes décrochaient des contrats évalués à plusieurs millions, ce qui ne se faisait pas autrefois.Des entrepreneurs  commençaient à investir dans la musique notamment dans l’implantation de studios ‘’professionnels’’, mais aussi dans la création de labels. Pas mal  de grands projets sont tombés dans l’eau. Le cas du  label IKOH Multiservice est éloquent.

 

La musique est un domaine où la manifestation publique est d’une grande importance. En effet depuis le mois d’Avril 2015, on n’a pas vu de concerts de grande envergure.  Toutefois, quelques  artistes (ceux qui sont resté au pays) ont pu bénéficier de quelquespige dans des campagnes de sensibilisation, essentiellement à l’intérieur du pays.

 

Une année de déconnexion…

 

L’année 2015 aura été une année de déconnexion. La plupart des  artistes  les plus en vue n’étant pas  au Burundi, ils ont affiché un faible niveau de productivité.  Le public est délaissé à tel enseigne que l’on se demande s’il ne faudra  pas à un moment, passer de nouveau à la présentation et la promotion de leurs œuvres aux mélomanes.

 

Une année blanche en événement…

 

Côté événement, 2015 est tout simplement une année blanche.  La sécurité étant devenue une priorité, il était difficile de penser  à organiser un meeting culturel. Ainsi on n’entendra pas parler de la fameuse PRIMUSIC qui devait être à sa 4ème édition cette année.  Inutile de penser à la cérémonie de récompense TopTenTube Music award.  La Radio Bonesha Fm n’émettant plus,  cette cérémonie people qui  s’amplifiait d’édition en édition est passée inaperçue.

 

Un autre coup dur pour la musique aura été la suspension  des  concerts live dit karaoké.  Une manifestation culturelle qui était/est  d’une importance capitale dans le divertissement  dans la ville de Bujumbura. Ces  derniers  étant animés dans les bistrots où les attroupements sont peu recommandables, les artistes musiciens ont été obligés de ranger les tabliers.

 

L’année 2016 approche à grand pas. On ne peut qu’espérer une nouvelle page dans ce domaine, un nouveau départ  cette fois-ci.

 

Armand NISABWE

Comments

comments




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.