Rencontre du ministre des sports avec les fédérations sportives du Burundi : faut-il espérer des avancées ?

Rencontre du ministre des sports avec les fédérations sportives du Burundi : faut-il espérer des avancées ?

Ce jeudi 6 août 2020, au dojo national de judo à Bujumbura, le nouveau ministre des affaires de l’EAC, de la jeunesse, des sports et de la culture, AMB. Ézéchiel NIBIGIRA s’est entretenu avec les présidents des différentes fédérations sportives du Burundi. Une séance de prise de contact et une occasion pour les représentants des fédérations de lui soumettre leurs doléances.

 

Cela faisait près de 15 ans sans qu’un ministre ayant le sport dans ses attributions se soit entretenu avec les présidents des différentes fédérations sportives du Burundi ( la dernière rencontre remonte à 2005). La séance d’échange a été bien accueillie par les 28 fédérations présentes, qui ont salué au passage l’initiative du nouveau Ministre NIBIGIRA.

 

Dans son allocution, le ministre a indiqué que c’est un plaisir de s’entretenir avec eux. « C’est vrai que je suis informé de quelques défis qui hantent le domaine du sport au Burundi mais j’ai encore besoin de vous écouter afin d’en apprendre davantage. C’est l’objectif de cette discussion. J’aimerais que vous puissiez me soutenir pour mener à bien mes responsabilités en étroite collaboration avec vous. Je viens pour qu’on puisse travailler ensemble afin de développer le sport burundais », indique-t-il.

 

Après ce discours, la parole a été accordée à 7 représentants des fédérations (CNO, CNP, Natation, Judo, Handball, Karaté et Sport universitaire) qui avaient des questions très urgentes. De façon générale, tous les intervenants ont convergé sur un défi majeur : le manque d’un appui financier. D’où la nécessité d’instaurer la loi sur le sponsoring.

 

Tous se plaignent de ne pas bénéficier du soutien de la part du ministère ayant en charge le sport dans ses attributions que ce soit au niveau de l’organisation des championnats locaux ou encore quand ils représentent le Burundi à l’extérieur. « Les athlètes qui s’apprêtent à représenter le Burundi dans des compétitions internationales ne sont pas traités au même pied d’égalité au niveau du ministère. Cela devrait changer. Ce sont tous des enfants du pays », pointe Cassien BASOGOMBA, président de la Fédération Burundaise de Natation.

 

C’est le même son de cloche chez Valéry MANIRAKIZA, président de la fédération burundaise de Judo. « De notre côté, l’année dernière, nous avons abrité la Coupe d’Afrique des Cadets. Mais jusqu’aujourd’hui, nous avons encore des dettes auprès des partenaires : des hôtels, des transports, etc, parce que le ministère ne nous a pas encore remboursé ces frais. Tout cela nous décrédibilise », s’indigne-t-il.

 

Eugène NSABAYEZU, président du comité national paralympique (CNP) appelle au soutien du handisport. « Nous avons des athlètes handisports qui se démarquent tant au niveau national qu’international. Nous vous demandons de considérer aussi le handisport en nous aidant à mettre en place une politique nationale parasport ainsi qu’une législation sur ça », demande-t-il au nouveau ministre.

A côté du problème financier, les intervenants ont relevé le manque d’infrastructures appropriées à chaque discipline sportive (le cas du handball qui demande la construction de la toiture afin d’installer leur tapis synthétique qu’ils ont acquis depuis 2018).

Après avoir écouté toutes les doléances et suggestions qui lui ont été soumises, le ministre promet d’étudier toutes ces questions avec ses collaborateurs. Dans l’entre-temps, le ministre a promis de recevoir chacune des fédérations individuellement et compte organiser ce genre de rencontre le plus souvent possible afin de continuer à discuter sur les problèmes qui freinent le développement du sport au Burundi.

 

Faustin BIRINDWA

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