Rencontre avec la décoratrice et architecte d’intérieur Gisèle Mugisha Nzorijana

Rencontre avec la décoratrice et architecte d’intérieur Gisèle Mugisha Nzorijana

 Diane Mugisha Nzorijana , designer et décoratrice d’intérieur

 

 Pour le design, le graphisme, la décoration d’intérieur ou événementielle, Gisèle Mugisha Nzorijana  est « votre personne ». A la fin de ses études universitaires en 2010 en France, « Mugisha Inspiration » est fondée. C’est en 2012 que Gisèle opta pour l’expansion et implanta « Mugisha Conception » dans son pays natal.  

 

Akeza.net : Comment avez-vous abordé l’architecture d’intérieur ?

 

Gisèle : Mon parcours n’a pas été linéaire. Après le lycée, j’avais commencé à faire une faculté de droit et d’économie. J’avais commencé par là parce que j’espérais un jour avoir mon entreprise. Donc je me suis dit, je vais commencer par apprendre la gestion des entreprises. Après deux ans, je me suis plus orientée vers ma passion. J’ai toujours dessiné aisément. Je me suis dit vaut mieux que je peaufine mon talent comme ça, ça servira toujours dans le sens de l’entreprise. Alors je me suis inscrite dans une école de design spécialisé à Paris. J’y ai fait 3 ans en alternance avec le travail au lieu de 5 ans. J’ai fait une formation en entrepreneuriat à Paris. Et c’est après que j’ai ouvert « Mugisha Inspiration »

Plan d’une chambre d’hôtel

Plan d’une chambre d’hôtel

Akeza.net : Comment « Mugisha Inspiration » s’est-elle transformée en « Mugisha Conception »?

 

Gisèle : A Paris, on me faisait souvent la remarque que « Mugisha Inspiration » c’est très vague. Venue m’implanter au Burundi, j’ai décidé de modifier le nom et d’opter  un nom plus évocateur sur le sens de mon travail. Parce que je fais de la conception, je conçois des designs, je fais de la décoration et tout ce qui va dans ce sens.

 

Akeza.net : Les burundais savent-ils apprécier votre travail ?

 

Gisèle : La décoration d’intérieur, le design sont des concepts nouveaux au Burundi. Je savais déjà au début que j’aurais des difficultés pour expliquer mon travail parce qu’ils n’en ont pas l’habitude. Ils ont l’habitude d’acheter quelque chose de tangible et moi je vends des idées, c’est là que ça coince. Mais après explication, ils sont plutôt contents d’avoir quelque chose que les autres n’ont pas. Et de plus je monte un dossier qui montre en détail tout le travail accompli comme ça ils pourront dire voilà c’est ça que j’ai acheté.

 

Akeza.net : De qui t’inspires-tu?

 

Gisèle : Je me suis un peu fait sur le tas. Je fais beaucoup de recherches. A Paris, j’avais un professeur qui m’avait beaucoup inspiré. Et aussi une décoratrice qui travaille à Paris. Quand je suis venue ici, je ne savais rien, je venais pour les vacances mais entre le savoir et le vivre il y a une différence. Ma mère a été mon mentor, alors je dirais que c’est grâce à ma mère que je suis là où je suis.

Plan d’une boîte de nuit

Plan d’une boîte de nuit

 Akeza.net : Avec qui avez-vous déjà travaillé?

 

Gisèle : J’ai déjà travaillé avec une entreprise de construction-bâtiment ESTP, avec des concepteurs d’hôtels, j’ai fait le design des meubles de ALPHA CD TECHNOLOGY, j’ai relooké la banque Bancobu. J’ai aussi fait le design de leur carte visa et bien d’autres.

 

 Akeza.net : Quel est votre rêve en tant que designer d’intérieur ?

 

Gisèle : Mon rêve en tant que designer est de pouvoir laisser une trace de mon parcours dans ce pays qui soit utile à mon prochain (comme une école ou une concession…)

 

 Akeza.net : Sur quoi travaillez-vous actuellement ?

 

Gisèle : En ce moment, je travaille sur différents projets de graphisme.

 

Pour retrouver Diane et ses réalisations, vous pouvez lui écrire à l’adresse suivante : nz.mugisha@gmail.com

 

Propos recueillis par Miranda Akim’

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