Rencontre avec Idrissa Landry Ntirampeba, brillant slameur de 7 ans !

Rencontre avec Idrissa Landry Ntirampeba, brillant slameur de 7 ans !

Les graines du talent se sèment très tôt. Si ça se fait dans le cadre familial, encore mieux.  Dans « Le Cid » Pierre Corneille fait dire à Rodrigue: «Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années». C’est clair que l’humanité sait depuis longtemps que le talent n’a pas besoin d’attendre l’âge mature pour se manifester. Et Idrissa Landry Ntirampeba ne dit pas le contraire!

Celui qui a impressionné le public par sa prestation lors de la scène slam du 09 janvier 2020 organisée sous le thème « Discussion parents-enfants », se réjouit : « J’étais très heureux de prester lors de la récente scène slam. J’ai ce rêve depuis que j’ai vu mon grand-frère slamer».

Le jeune Landry avait adressé son texte à ses parents. Il contextualise: «J’aime beaucoup mes parents. Ce sont eux  qui payent les frais scolaires pour que j’étudie. Ils m’aident dans tout ce dont j’ai besoin».

 

Tout est fruit de la passion !

Du haut de ses 7 ans, Idrissa Landry Ntirampeba s’anime quand il parle de sa passion pour le « spoken word »: « Comment vous dire ? J’aime le slam, j’en raffole, ça coule dans mes veines » déclare le petit Idrissa Landry.

Il aura fallu attendre la première scène slam de cette année 2020 pour que le petit Idrissa Landry puisse monter sur scène: « Mon grand-frère est slameur. Il m’emmenait souvent à l’Institut Français du Burundi (IFB) pour assister à des scènes-slam. J’aimais ce qu’ils faisaient et je rêvais de faire la même chose un jour», dit-il.

Tanguy Ntirampeba alias Tanguy Star raconte que son petit-frère le pressait de l’aider à monter sur scène. En début d’année donc, il décide de le tester pour rire mais le petit le surprend. « Alors que je me préparais pour la dernière scène slam, je lui ai demandé s’il avait un texte à déclamer. Sans me donner le temps de changer d’avis, il s’est mis à déclamer son texte à propos des parents. Quand je l’ai pris avec moi dans les répétitions, quelle ne fut ma stupéfaction quand il a oublié une partie de son texte et qu’il a pu improviser à la manière des professionnels », se souvient Tanguy Star.

 

Petit mais visionnaire !

Encore élève en 3e année primaire à l’école les Pépins au quartier 9 de Ngagara, Idrissa Landry Ntirampeba sait très bien ce qu’il veut faire de son art. « Je continuerai à faire du slam jusqu’à ce que je sache bien slamer comme le font mon grand-frère et les autres slameurs. D’ici 10 ans, je veux devenir le meilleur slameur de Bujumbura. Je veux être très connu», indique-t-il.

Hélas! On ne lui a pas demandé s’il voulait gagner de l’argent avec le slam. On lui posera cette question la prochaine fois sans doute.

 

Melchisédeck BOSHIRWA

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