Rencontre avec Clarisse MUGISHA, championne d’Afrique en sport de lutte

Rencontre avec Clarisse MUGISHA, championne d’Afrique en sport de lutte
Clarisse MUGISHA sur la photo , à droite du ministre des sports et de la culture Adolphe RUKENKANYA (www.akeza.net)

Clarisse MUGISHA sur la photo , à droite du ministre des sports et de la culture Adolphe RUKENKANYA (www.akeza.net)

Elle vient fraîchement d’arriver en provenance du Tchad où elle a fait honneur au pays en remportant une médaille d’or dans le championnat d’Afrique qui était à sa 32ème édition. Peu connue du public, tout  comme la discipline  qu’elle pratique,Akeza.net s’est dépêché d’aller à sa rencontre.

 

Akeza.net : Bonjour  peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

 

Clarisse : Salut, je réponds au nom de MUGISHA Clarisse, je suis sportive, je fais la lutte.

 

 

Akeza.net : Quand avez-vous commencé à pratiquer cette discipline ?

 

Clarisse : Ça fait pas mal de temps ! Ici au Burundi, je suis encore nouvelle, je viens du Cameroun. Mais je me débrouille plutôt bien.

 

Akeza.net : Comment as-tu découvert ce sport ?

 

Clarisse : Vous savez, ce  sport est vraiment bien. Ça m’a plu dès que j’ai vu les autres entrains de le pratiquer .Je savais pas que j’allais  réussir.

 

Akeza.net :C’est curieux, un membre de ta famille aurait pratiqué ce sport avant toi ?

 

Clarisse : Oui, il y a une personne de ma famille qui l’a pratiqué il y a longtemps. C’est  lui qui m’a aidé et m’a incité de faire ce sport et par après ça m’a intéressé.

 

Akeza.net : Faire le sport de lutte, est-ce une carrière envisageable vraiment ?

 

Clarisse : Je dirai qu’elle est envisageable. Mais pour ça, il faut de la persévérance .Quant à moi, je compte continuer.

 

Akeza.net : Quels sont les difficultés que vous rencontrez ?

 

Clarisse : Le grand problème d’abord qu’on rencontre, c’est le manque des matériels. Là je fais allusion aux tapis, et certains outils adéquats de la musculation. A part ça, on a un grand défi de manque de soins médicaux. Notre domaine de sport est risqué, d’ou la nécessité d’avoir régulièrement un docteur qui te suit du jour au jour. Egalement nous avons peu d’entraineurs, il nous en faut absolument d’autres.

 

Akeza.net : Ta famille te soutient-elle dans ta carrière ?

 

Clarisse : Oui, mes parents, mes frères et sœurs apprécient ce que je fais, ils m’encouragent et veulent que je continue d’aller de l’avant.

 

Akeza.net : Quels sont tes rêves en ta que lutteuse ?

 

Clarisse : Mes rêves, c’est de donner ma contribution au pays en remportant souvent des médailles pour faire honneur à ma chère patrie, apprendre aux autres ce que je sais déjà. Ici je profite de l’occasion pour inviter d’autres filles à venir se joindre à nous dans ce sport.

 

Akeza.net : Tu viens de remporter une médaille d’or, quel sont tes sentiments?

 

Clarisse : Je me sens franchement très émue. Je suis joyeuse. Vous ne pouvez pas savoir combien c’est émouvant de voir le drapeau de ton pays à l’étranger et l’hymne national entrain de retentir au vu de tout le monde. C’est un passage très nostalgique.

 

Akeza.net : Qu’est ce que tu as envie de dire aux gens qui te lisent en ce moment ?

 

Clarisse : Ce que je peux dire ? Je demande à chaque personne peu importe ses moyens, mais qui a juste le cœur de contribuer, de venir en aide à mon équipe. Ne fut ce que donner une récupération après les dures séances d’entrainement, ce serait grand-chose .Figurez vous que quand nous sommes partis au Tchad en compétition, on n’avait même pas de petits sous pour se procurer de l’eau à boire, et croyez moi, il faisait très chaud. Les gens qui le peuvent, sponsorisez nous, on a besoin énormément de votre soutien.

 

Akeza.net : A voir le sport que tu pratiques, on dirait que c’est réservé aux hommes. Tu n’as pas peur que ça puisse jouer sur ta vie sentimentale ?

 

Clarisse : (rires) Non, non, pour cette question, je suis optimiste. Regardez dans chaque discipline de sport, prenons un exemple au foot qui est joué par les femmes et les hommes mêmement. Alors aussi dans la lutte, il y a une catégorie de femmes et celles des hommes. Je n’ai rien à craindre.

 

Akeza.net : Un dernier mot ?

 

Clarisse : Je vous remercie d’abord, vous qui avez pris la peine de vous déplacer et me de rencontrer. Je dis merci à tout le monde, au gouvernement et à notre fédération. Il faut que l’Etat conjugue d’avantage d’efforts dans le domaine du sport, pour qu’on avance dans tout, si non à vrai dire le Burundi reste jusqu’aujourd’hui une petite nation de sport alors que les talents n’en manquent pas.

 

Akeza.net : Merci de nous avoir accueillis, et félicitation encore.

 

Clarisse : Merci à vous.

 

Propos recueillis par Armand NISABWE

Comments

comments




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.