Réaction de l’ATRABU sur la mesure de retrait de véhicules «main gauche» de la circulation

Réaction de l’ATRABU sur la mesure de retrait de véhicules «main gauche» de la circulation

Charles Ntirampeba,Secrétaire général de l’ATRABU © Akeza.net

En date du 25 Novembre 2016 le ministre ayant en charge le transport, les travaux publics et l’équipement a sorti un communiqué interdisant l’importation des véhicules de transports en commun dits «main gauche». Le même communiqué exige également le retrait de la circulation des véhicules de transport en commun en mauvais état et la sensibilisation sur la protection des ouvrages publics. Sur ce, L’Association des Transporteurs du Burundi(ATRABU) déplore le fait que le Ministre ne l’avait pas impliquée avant de prendre une telle décision car lui-même reconnaît que le secteur a connu depuis 1993 une crise décroissante au niveau de la qualité des équipements.

Charles Ntirampeba, le Secrétaire Général de l’ATRABU indique que les membres de l’association ont accueilli cette mesure avec un sentiment d’amertume. Le Ministre en personne ,dit-il, reconnaît dans son communiqué que le secteur de transport a connu des difficultés depuis la crise socio-économique qu’a connue le Burundi depuis 1993. La solution, précise-t-il, ne devrait pas prendre des mesures retirant de la circulation les véhicules «main gauche» car une fois appliquées, il y a un bon nombre de chauffeurs et convoyeurs qui vont perdre leur emploi. Plutôt,conseille-t- il, il fallait que le Ministre prenne des mesures allant dans le sens positif visant à relever le secteur.

Selon Ntirabampa, les transporteurs du Burundi ne disposent pas de moyens financiers leur permettant d’importer les nouveaux véhicules exigés par le gouvernement. C’est très difficile voire impossible pour le moment, insiste-t-il. Il affirme que les véhicules  »main droite » coûtent énormément cher. A titre d’exemple, éclaircit-il, en mars 2015,un bus de type coaster «main droite» avec 30 places s’achetait 180 millions de Fbu tandis qu’un mini-bus s’achetait autour de 60 et 80 millions .Imaginons les prix actuels, s’étonne-t-il.

Quant à la question de ceux qui disent que les véhicules «main gauche» causent beaucoup d’accident, il répond qu’il n’y a pas une étude montrant ces statistiques. Concernant la mise en application de cette nouvelle mesure, Ntirabampa demande un appui du gouvernement . De leur part au niveau de l’association, il fait savoir que les préparatifs sont en cours notamment la mise en place d’une coopérative de transport en commun où les transporteurs vont mettre leurs actions. Ce qui peut contribuer petit à petit au remplacement desdits véhicules selon Ntirabampa.

Ntirabampa rappelle que le problème qui mine le secteur de transport ne réside pas au niveau des véhicules «main gauche», mais que peut être la priorité devrait être dirigée dans d’ autres choses comme la réhabilitation des infrastructures routières et l’aménagement des arrêts-bus.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

ban

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