Rapport du FMI : A quand la croissance burundaise ?

Rapport du FMI : A quand la croissance burundaise ?

Quoi que la croissance burundaise ait avancé par rapport à l’année précédente selon le rapport du FMI (Fonds Monétaire International) «Faire face à l’incertitude », elle reste en deçà de la croissance des autres pays de l’EAC. Pour accélérer sa croissance, le FMI recommande la concurrence.

Cette croissance burundaise ne suffit pas. Selon le rapport sorti par le FMI ce 28 octobre 2019 intitulé « Faire face à l’incertitude », la croissance burundaise a connu un progrès, mais timide. Elle est passée de 0,1 %en 2018 à 0,4 %en 2019. Et selon les prévisions de ce rapport, elle passera à 0,5% en 2020. Malgré cette avancée, le Burundi n’a pas encore trouvé son niveau d’avant 2015, car sa croissance entre 2010-2015 oscillait autour de 3,3%.

Par rapport à l’EAC (East African Community)

La croissance du pays des mille collines reste l’une des plus élevée au niveau de l’EAC avec 7,8% en 2019 et une prévision de 8,1% en 2020. Vient ensuite celle de l’Ouganda avec une croissance qui tourne autour de 6,2%. Et elle  devra rester sur la même barre en 2020, du moins selon les prévisions de ce même rapport. Sans surprise suit celle du pays de Kenyatta avec 5,6%. Mais, elle va progresser en 2020 pour se placer à 6%. C’est le tour du pays de Nyerere qui vient avec 5,2%. Sa croissance, elle aussi, devra monter en 2020 pour se placer à 5,7%. De ce qui précède, force est de constater que la croissance burundaise reste l’une des croissances qui avancent à pas de tortue par rapport à celle des autres pays de l’EAC.

Quant à celle de toute l’Afrique subsaharienne, elle devrait se maintenir à 3,2 % en 2019 avant de s’élever à 3,6 % en 2020. Et de compter 24 pays, avec environ 500 millions d’habitants, qui verront leur revenu par habitant augmenter plus vite que le reste du monde alors que celui des 21 autre pays devraient enregistrer une croissance par habitant plus faible que la moyenne mondiale. Révèle le même rapport.

 

S’il vous plaît, la concurrence !

Parmi les recommandations formulées par le FMI pour stimuler la concurrence et accélérer la croissance en Afrique subsaharienne, il y a  créé un cadre efficace de politique de la concurrence, qui comporte une loi de la concurrence appropriée et un organisme chargé de son application, qui soit indépendant,  suffisamment financé et doté en personnel.

Ensuite, il faudra mettre en place des mesures complémentaires en matière de commerce et d’investissements directs étrangers qui renforcent la concurrence étrangère et améliorent l’accès aux biens intermédiaires et enfin instaurer des politiques budgétaires et des régimes de passation des marchés publics judicieusement élaborés, qui ne faussent pas la concurrence en favorisant un petit nombre d’acteurs du marché.

 

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Arthur BIZIMANA

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