Protection des droits artistiques, une responsabilité commune

Protection des droits artistiques, une responsabilité commune

Protection des droits artistiques, une responsabilité commune/Laura Sheilla INANGOMA ©Akeza.net

Rien n’est plus décourageant pour un artiste que de voir le fruit de son travail être exploité par un autre sans permission. Une situation que vivent très souvent les artistes burundais du secteur audio-visuel. Il est donc important de protéger les œuvres artistiques de tout détournement. C’est dans cette optique que s’est tenue du 12 au 17 novembre 2018 une formation sur les droits d’auteurs et les devoirs des artistes au Burundi. Une formation organisée par COPRODAC  qui a réuni artistes, professionnels du domaine juridique, la presse, et bien évidement le Conseil National de Communication(CNC) et l’Office Burundais des droits d’auteur (OBDA).  

 

Ce qu’il faudrait savoir

La protection d’une œuvre artistique c’est avant toute chose la responsabilité de l’artiste lui-même. Encore faut-il que l’artiste le sache. Une œuvre enregistrée ou pas confer à son auteur le droit moral ce qui lui donne la légitimité d’en réclamer la paternité. On parlera donc là de droit d’auteur. Droit qui permet de réclamer les droits patrimoniaux ou financiers sur son œuvre. Cependant pour plus de sécurité, il est conseillé aux artistes d’enregistrer leurs œuvres à l’OBDA. « Ce que j’ai appris est que pour assurer une bonne protection à tes œuvres, il est important de te faire enregistrer à l’OBDA » dit Laura Sheilla Inangoma, artiste actrice comédienne et metteur en scène  qui participait à la dite formation. Pour elle, nombreux ne savent pas qu’ils doivent le faire.  Selon elle, il n y a pas une vulgarisation suffisante des droits sur les œuvres artistiques pour permettre à chaque artiste d’en tenir compte dans tout ce qu’il fait.

Il est donc temps que les artistes puissent être curieux et profiter de ce qui peut mettre en sécurité leurs œuvres et ainsi évoluer. Pour se faire enregistrer à l’OBDA, l’artiste doit amener sa carte d’identité, l’œuvre en soi, sa carte de profession si c’est un cinéaste, un contrat et un document prouvant la troupe avec laquelle il travaille si c’est un artiste comédien et d’autres documents  selon sa catégorie.

Une collaboration étroite est requise

L’enregistrement à l’OBDA n’est pas la seule garantie de la protection des œuvres artistiques. Pour mieux se prémunir du plagia et de toute forme de vol intellectuel des artistes, il est important qu’il existe une étroite collaboration entre artistes, l’OBDA, le CNC, et le corps juridique. Ces différentes entités associées permettront de protéger l’artiste et son œuvre dans toutes formes de situations auxquelles il pourrait faire face.

A tire d’exemple, un artiste aura besoin d’un avocat soit pour savoir comment faire une réclamation en cas de vol soit pour savoir comment présenter ses preuves en cas de défense , etc. Cela permettra à l‘OBDA d’être soutenu en ce moment où il lui faut encore une force financière et juridique importante  pour mieux se faire connaitre et mieux servir.

 

Huguette IZOBIMPA

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