Pots de vins, rackets, un lourd fardeau pour les entrepreneurs débutants.

Pots de vins, rackets, un lourd fardeau pour les entrepreneurs débutants.

©DR

L’entrepreneuriat au Burundi rencontre beaucoup de défis. Parmi ces derniers, il y a la corruption. Cependant, les études ont montré que la corruption nuit à l’innovation entrepreneuriale et à la productivité.

Dans son étude sur l’impact de la corruption sur l’investissement privé au Burundi, Dr François-Xavier MUREHA montre que la corruption étouffe l’esprit d’initiative et d’entreprise en accroissant les coûts et les charges, et par conséquent l’incertitude quant au retour sur l’investissement attendu.

Les conclusions de l’étude du Dr MUREHA sont corroborées par Ir Théo Nzeyimana, jeune entrepreneur fraichement sorti de l’université, qui a vu son projet s’enliser suite à des ponts de vins lui exigés. Il témoigne : « Au terme de mes études supérieurs en génie civil a l’Université Lumière de Bujumbura, je me suis associé à un promotionnel, avec qui nous nous sommes lancés dans un projet entrepreneurial. On prévoyait de mettre sur pied une unité de recyclage de déchets plastiques en pavés. On avait économisé 2000000fbu comme capital de démarrage. En calculant les pots de vins qu’on nous exigeait et les dépenses que nous devions effectuées, l’addition fut lourde et amère. 4500000fbu en totalité. Un fardeau qu’on ne pouvait pas supportait. Nous avons été contraints à l’arrêt momentané de notre projet »

 

Une autre étude intitulée ‘’Corruption et croissance’’ de l’économiste Paoulo Mauro montre que la corruption agit comme une taxe sur le capital. Elle décourage les investissements, ce qui nuit à la croissance économique. L’une des raisons principales pour lesquelles la corruption décourage les investissements est qu’elle augmente le coût de l’activité économique, ce qui réduit la profitabilité des investissements.

Agir pour éliminer la corruption du chemin de l’entrepreneuriat au Burundi s’avère une nécessite. Du coup, des actions appuyées et concrètes sont nécessaires.

 

Les nations unies donnent le tampon

La mise en place des mesures qui permettent de prévenir la corruption est primordiale. Pour ce faire, la Convention des Nations Unies contre la corruption donne le tampon aux pouvoirs publics. ‘’Les pouvoirs publics doivent élaborer et appliquer des politiques de prévention efficaces et coordonnées qui favorisent la participation de la société et reflètent les principes d’état de droit, de bonne gestion des affaires publiques et des biens publics, d’intégrité, de transparence et de responsabilité’’.

Une fois ces vocables pris en compte, nul doute que le virus de la corruption sera éradiqué. Il sera facile pour les entreprises de rester en activité; et par ricochet les retombés se feront sentir jusque dans les caisses du trésor public.

https://econpapers.repec.org/article/oupqjecon/v_3a110_3ay_3a1995_3ai_3a3_3ap_3a681-712..htm

https://www.ult.bi/?q=article/l’impact-de-la-corruption-sur-l’investissement-privé-au-burundi-une-étude-comparative-avec

https://www.unodc.org/res/ji/import/international_standards/united_nations_convention_against_corruption/uncac_french.pdf

https://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=1&hl=fr&prev=search&rurl=translate.google.com&sl=en&sp=nmt4&u=https://academic.oup.com/qje/article-abstract/

Janvier CISHAHAYO

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