Portrait : Mama Bawili, l’art de tout faire et bien le faire

Portrait : Mama Bawili, l’art de tout faire et bien le faire

Nyabenda Marthe connue comme  »Maman Bawili » ©Akeza.net

Une mère, une épouse, une femme de ménage, une femme d’affaires, un cuisinier et beaucoup plus. Ceci résume bien le quotidien de Nyabenda Marthe connue comme Maman Bawili et beaucoup d’autres femmes au Burundi. Elle est si pleine de vie !  Quand tu la rencontres, tu as du mal à t’imaginer qu’elle fait tout cela chaque jour que Dieu fait.

 

Autrefois, Mama Bawili était  une femme au foyer. Elle n’aurait jamais pu imaginer  qu’un jour  elle aurait à passer ses journées en bordure de route au centre-ville pour la vente, ni qu’elle aurait à faire un tout autre travail. Mais la vie est imprévisible. « La vie était devenue difficile’’, témoigne-t-elle. ‘’Mon mari ne pouvait plus produire pour toute la famille. J’ai compris que je devais faire quelque chose à ce sujet. Maintenant, cela fait partie de ma vie. J’ai réussi à payer la scolarité à trois de mes enfants qui ont déjà fini leurs études. Trois autres sont toujours à l’école ».

 

Au quotidien…

 

Elle se réveille très tôt tous les jours pour faire la propreté dans sa maison, laver des vêtements en cas de besoin, et préparer le thé pour sa famille. « Une femme est censée se réveiller avec son mari et s’assurer que le lit est fait quand il sort de la douche. Je fais en sorte que mes enfants ne manquent pas de repas. Je prépare la nourriture la nuit et tout ce qu’ils ont à faire est de le réchauffer. Ce n’est pas aussi difficile quand tu en as l’habitude. Je suis habituellement au marché à 08h  pour commencer à vendre ».

 

Quand ele dit au marché , c’est un euphémisme. Pas loin de l’ancien marché , elle vend des fruits , les pommes en particulier , en face du guichet de l’OBR du centre ville. Sur le trottoir , au coin de la rue.

 

Après une longue journée au marché, sa journée ne se termine pas là. Elle doit être une mère et s’assurer que ses enfants se portent bien. Son rôle en tant que femme n’est pas non plus ignoré. « Tu ne peux  pas être trop fatigué pour être une épouse. Je dois prendre soin de mon mari.  »

 

Mama Bawilli ne  prévoit pas de changer de  travail «J’ai déjà essayé de faire beaucoup d’autres choses, mais cela ne s’est pas bien passé. Je voudrais être à mesure d’acheter et de vendre plus que maintenant », conclut-elle.

 

Ingrid Lynca

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