Patrick Richard NGWIZURUVUGO, le coach aux équipes championnes

Patrick Richard NGWIZURUVUGO, le coach aux équipes championnes

Patrick Richard NGWIZURUVUGO , coach de Berco Stars at assistant coach d’Urunani

 Le jeune coach Patrick Richard s’occupe parallèlement de l’équipe Urunani, (plusieurs fois championne de la zone 5 et du championnat local) et de l’équipe Berco Stars, vainqueur du dernier championnat de la zone5 et plusieurs fois championne au niveau national. Ce coach à l’énergie et aux résultats imparables nous a accordé une interview-portrait sur sa carrière.

 

 Akeza.net: Parles-nous de tes débuts dans le basket …

 

Patrick Richard  : J’ai commencé le basketball en jouant dans l’équipe Les Amis de Cibitoke. J’ai été vice-capitaine de cette équipe pendant une année. L’année suivante et celle d’après, je suis devenu capitaine de cette équipe. Pendant toute cette période, on essayait de gagner la coupe du championnat et on l’a toujours obtenu.

 

Ensuite j’ai intégré, pendant trois ans, la première division avec l’équipe Urunani. J’ai dû arrêter de jouer à cause de quelques problèmes personnels. William, entraineur d’Urunani m’a aidé à voir les opportunités qu’il y avait dans le basketball mis à part de le fait jouer.

 

Avant d’être l’assistant de l’entraineur de l’équipe Urunani, j’étais l’entraineur d’une équipe du quartier de Cibitoke. J’ai commencé par entrainer plus petit que moi. Pour que l’équipe Urunani me confie le poste d’entraineur assistant, c’est qu’ils avaient vu que j’en étais capable.

 

Akeza.net : Ainsi donc, tu es passé de joueur à coach ?

 

 Patrick Richard : Tout à fait.  Je me rappelle que quand j’ai commencé à être entraineur, c’était lors du tournoi de la zone 5 à Bujumbura en 2010 ou 2011 mais nous ne sommes pas allé si loin que ça. Puis en 2011, je suis allé à Dar-es-Salaam y disputer le tournoi de la zone 5. En 2012, nous avons été jusqu’en final, le tournoi de la zone 5 se passait en Ouganda. A cette époque-là, je suis devenu l’entraineur principal car j’avais représenté l’entraineur qui avait un problème professionnel. Dans la finale on jouait contre l’équipe Espoir qui nous a battus. Puis en 2013, on a battu l’équipe Espoir à Bujumbura et on a remporté une coupe.

 

Pour la troisième fois, je fus encore l’entraineur de Berco Stars et en 2014, on m’a demandé si on pouvait s’entraider, j’ai continué à le faire. Dans l’équipe Urunani, on m’a dit qu’on pouvait rester en collaboration, qu’il n’y a pas de problèmes, qu’ils ont envie que le sport avance. J’ai donc continué avec le poste d’entraineur de l’équipe Berco Stars, en même temps  entraineur  assistant de l’équipe Urunani. A cette époque, je faisais les deux parce j’aimais ça. On est allé à Mombasa.

 

J’y étais avec les équipes Urunani et Berco en même temps. Je finissais d’entrainer l’une et j’entamais avec l’autre. On a eu la chance de remporter la coupe de la zone 5 avec Urunani. Pour Berco , on s‘est classé 4è. C’était ma première année avec elles et je ne connaissais pas les  équipes adverses.

 

Je dirai qu’en étant dans l’équipe Urunani, j’ai déjà remporté trois fois la zone 5, j’ai été vice-champion une fois. Avec l’équipe Urunani, on est déjà allé disputer la coupe d’Afrique au Maroc en 2011, on est arrivé à la 10ème place, puis en 2013 on est allé en Tunisie et on est  arrivé à la 9ème place.

Patrick Richard NGWIZURUVUGO , coach de Berco Stars at assistant coach d'Urunani

Patrick Richard NGWIZURUVUGO , coach de Berco Stars at assistant coach d’Urunani

Akeza.net: Le métier de coach est un métier qui doit te prendre un temps considérable, d’autant plus que tu travailles avec deux équipes, est ce que pourrions-nous dire que les coaches sont mieux payés que les joueurs ?

 

Patrick Richard : Le basket du Burundi pourrait être qualifié d’amateur, c’est le social qui compte, tisser des liens, être en contact avec des gens qui peuvent ou pourront te rendre service un jour. Financièrement parlant, je dirais que le basketball ne m’a pas encore donné quelque chose de palpable. C’est juste l’amour que j’ai pour le basket. Mais il ne m’est jamais arrivé de manquer quoi que ce soit, j’y ai trouvé une autre sorte de famille.

 

Avec les liens que j’ai déjà tissé avec les équipes de la région je dirais qu’il pourrait y avoir une opportunité mais je ne sais pas encore, je ne me suis pas encore décidé. Un pays étranger reste toujours  un pays étranger. Et j’aimerai souligner que celui qui voudrait aider les équipe devrait commencer par les coaches parce ce que c’est eux qui entrainent les joueurs. On n’est pas assez formés, je consulte sur internet le basketball des pays développés puis j’essaie de l’appliquer avec mes joueurs. Si tu n’apprends pas, tu ne peux pas avoir quoi apprendre aux autres.

 

Akeza.net: tu insistes donc pour le recyclage d’entraineurs ?

 

Patrick.R.N : oui, je dirais qu’il nous faudrait des formations pour qu’on puisse même entrainer d’autres équipes. Il existe en effet beaucoup d’entraineurs qui sont doués, c’est pour cela que je demande à la fédération de basketball et au Ministère de la Jeunesse et des Sports de s’unir en vue de venir en aide aux entraineurs qui par la suite aident les basketteurs à mieux jouer.

 

 Akeza.net: Dans le monde de football, on assiste  à des transferts de joueurs dans d’autre équipe, est-ce le cas avec le basketball?

 

Patrick Richard : il peut y avoir  une occasion de vente lors des tournois à l’international. Au Burundi ce n’est pas très courant. Par contre, à la place d’acheter le joueur, on lui octroie une bourse d’étude, mais là il n’y a aucun salaire. On s’est mis d’accord qu’ils devraient donner leur maximum parce qu’il y aura des managers venus rien que pour acheter un ou 2 joueurs. Qui ne serait pas heureux de voir ses joueurs devenirs des basketteurs professionnels ?

Le coach donne quelques instructions aux basketteuses de Berco/Luanda

Le coach donne quelques instructions aux basketteuses de Berco/Luanda

 

 Akeza.net: En tant qu’entraineur de basketball, qu’est-ce qui pourrait te permettre de dire que tu as eu une bonne carrière ?

 

Patrick Richard : Pouvoir dire à ceux avec qui je partage la passion de basketball que j’ai fini mes études, que je suis riche, que je me suis marié, que j’ai une bonne vie et que tout cela est en rapport avec le basket. Ça fait du bien d’entendre des gens qui te félicitent pour tes prouesses.

 

Propos recueillis par Landry MUGISHA

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