PARCEM : Amener les gens à réfléchir sur le développement communal

PARCEM : Amener les gens à réfléchir sur le développement communal

Faustin Ndikumana, le président de PARCEM répondant aux questions des Journalistes

A l’occasion de la célébration de la journée dédiée à la commune qui a eu lieu ce samedi 06 Aout 2016, PARCEM (Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités) a sorti une déclaration où il montre l’importance de cette journée mais aussi les défis à relever. Au cours d’un point de presse qu’il a animé ce jeudi 04 Aout dans les enceintes de PARCEM, Faustin Ndikumana, le président de cette organisation indique que la célébration de cette journée ne devrait pas se limiter aux simples manifestations folkloriques mais une occasion de réflexion sur les défis actuels qui entravent le développement de la commune.

 

«Dans un contexte de lutte contre la pauvreté, la commune devient l’entité qui concrétise tous les programmes du développement tracés au niveau central (vision 2025, CSLP).C’est la vitrine de concrétisation de développement”, déclare Faustin Ndikumana, le président de PARCEM.

 

M.Ndikumana ajoute que la célébration de cette journée revêt une importance capitale.Pour cela, poursuit-il, elle ne devrait pas se limiter aux simples manifestations folkloriques à caractère de mobilisation politique, plutôt elle devrait servir d’occasion de méditer ou de faire une introspection sur les défis qui doivent être relevés pour que cet objectif noble puisse se concrétiser.

 

Le président de PARCEM n’a pas manqué de signaler les défis à relever  entre autres le manque  évident de liaison entre les documents de référence de planification centrale (vision 2025, CSLP), et la planification communale locale à travers les PCDC. Mais aussi le manque de ressources humaines au niveau qualitatif et quantitatif sans oublier les moyens matériels pour faire face aux enjeux et ambitions liés au statut actuel des communes par rapport au développement.

 

Il précise également que le manque de données chiffrées sur certains indicateurs socio-économique réservés exclusivement aux entités de la commune et qui serviraient de cadre d’évaluation constitue un défis. Et de poursuivre que l’interférence entre le ministère du développement communal et celui de l’intérieur et de la formation patriotique dans leurs missions  provoque des chevauchements entre cadres des deux ministères au niveau de pilotage des projets

 

Selon toujours Faustin Ndikumana, cette journée devrait être précédée par une réflexion approfondie sur le budget de fonctionnements (500 millions/commune). «Une semaine dédiée à la commune pour permettre des débats sincères devrait précéder cette journée dans l’avenir», insiste-t-il.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

 

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