«Orangeons la Place de l’Indépendance», l’exposition pour capter l’attention du public sur le danger des violences faites aux femmes

«Orangeons la Place de l’Indépendance», l’exposition pour capter l’attention du public sur le danger des violences faites aux femmes

La Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre, Imelde SABUSHIMIKE, l’Ambassadeur de l’Union européenne au Burundi, Claude BOCHU et le Chef de cabinet du Maire de la ville de Bujumbura, Jean-Bosco BAREGE ont procédé à l’inauguration de cette exposition qui s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles. Pour la période allant du 25 novembre au 10 décembre, les organisateurs comptent enrôler le public à lutter efficacement contre les VBGs.

D’après la Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre, Imelde SABUSHIMIKE, cette exposition vient s’ajouter à d’autres activités en cours pendant  cette période des 16 jours d’activisme de lutte contre les violences basées sur le genre, surtout faites aux femmes et filles. « Nous voulons un Burundi sans violences basées sur le genre. Chaque  personne vivant  au Burundi a un rôle à jouer pour lutter  contre les violences basées sur le genre. Nous voulons que ça ne se limite pas à l’affichage de ces tissus oranges dans cette place mais que ça se manifeste dans nos actions», a  déclaré  la Ministre SABUSHIMIKE.

La Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre, Imelde SABUSHIMIKE avec l’Ambassadeur de l’Union européenne au Burundi, Claude BOCHU. ©Akeza.net

 

Elle  ajoute qu’en collaboration avec d’autres ministères, le ministère en charge des droits de la personne humaine a mis en place un département chargé de lutter contre les violences faites aux femmes et d’accompagner les victimes. « Nous citerons aussi des centres qui aident les victimes des violences basées sur le genre. Ces centres leur accordent différents secours suivant leurs besoins notamment se faire soigner, porter plainte à la justice ainsi que  la réintégration dans  leurs familles respectives », dit-elle.

 

De son côté, l’Union européenne envisage de renforcer le centre d’appel pour les dénonciations, l’écoute, le conseil et l’orientation des victimes et soutenir un dispositif digital d’alerte facilitera l’intervention rapide de la police en cas de besoin. Elle compte  renforcer également  le système national de collecte et d’analyse des données des violences basées sur le genre. « Cette campagne est l’occasion de réaffirmer l’importance d’une mobilisation collective contre les violences faites aux femmes», a indiqué Claude BOCHU, Ambassadeur de l’Union européenne au Burundi.

 

L’Ambassadeur de l’Union européenne au Burundi, Claude BOCHU. ©Akeza.net

L’Ambassadeur BOCHU se réjouit de l’organisation du  concours  « Médias contre les violences basées sur le genre » lancé le 26 novembre 2021 conjointement avec la Ministre de la communication des technologies de l’information et des médias, Léocadie NDACAYISABA. «Ce concours vise à promouvoir et reconnaitre l’excellence dans la couverture médiatique des questions liées sur les violences basées sur le genre», précise-t-il.

 

Le diplomate européen a conclu son mot en réaffirmant l’engagement de l’UE  à accompagner le gouvernement du Burundi et ses partenaires dans la réalisation des grandes priorités en matière de lutte contre les violences basées sur le genre.

 

Melchisédeck BOSHIRWA

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