Nos réseaux sociaux pourraient être plus que des jouets.

Nos réseaux sociaux pourraient être plus que des jouets.

Instagram, Facebook, Twitter, etc., ces réseaux sociaux,  nous sommes nombreux  à les utiliser au Burundi comme ailleurs. La seule différence réside dans la manière dont on s’en sert. Est-ce uniquement pour se divertir qu’ont été créés ces réseaux ? Ceux qui ont déjà compris le secret du système internet te diront que non. Au moment où  certains les  prennent comme des passe-temps, d’autres en profitent intelligemment.

Les entreprises  mais encore pas toutes, certains artistes, des jeunes entrepreneurs, et les médias surtout ceux en ligne sont les premiers à  s’être rendus compte de tous les avantages que pouvaient offrir un bon nombre de followers sur Twitter, un max d’abonnés à une page Facebook, etc.

En 2016, le Burundi comptait 929.384 d’abonnés à l’internet d’après les indicateurs clés du secteur des TIC  publiés par l’Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunications(ARCT). Un bon nombre d’interactions se font  sur les différentes applications internet. Maintenant,  faire des recherches, partager des photos, des  mots, des émotions, télécharger des vidéos, tout cela est beau mais il y a plus intéressant.

Jusqu’où pourrions-nous aller ? Qui en tirent profit au Burundi ?

« Je suis un grand fan des réseaux sociaux et cela depuis des années car ils permettent le contact permanent avec le reste du monde. Mais j’ai appris que c’est à chacun de  modeler ce contact selon sa personnalité et ce que l’on voudrait tirer de cette fenêtre sur le monde » s’exprime Davy Carmel Ingabire. Davy est un styliste burundais qui profite de l’immense plateforme que lui offrent les réseaux sociaux pour promouvoir ses produits de mode.

Davy Carmel Ingabire, styliste burundais évoluant au Rwanda ©DR

Davy possède une ligne de vêtement «Davyk » qui se trouve florissante  grâce au nombre d’acheteurs rencontrés sur Facebook et Instagram. S’inspirer des autres réalisateurs dans son domaine, écouler ses produits et inspirer à son tour d’autres rêveurs comme lui à ne pas se limiter, voilà ce que vise Davy à travers les réseaux sociaux.

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 Krystal Bella Shabani qui évolue aussi dans la mode affirme que le monde digital est le seul moyen efficace pour  vendre ses produits. « Le mode est en ligne » dit-elle. « Maintenant il y a même des cours qui sont dispensés en ligne » ajoute-t-elle. Pour elle, les réseaux sociaux ne sont pas  seulement pour des photos,  ils sont aussi là pour  vendre et apprendre.  Krystal évoque aussi la notion d’influenceurs qui fait gagner de l’argent sur le net. Un influenceur est un internaute  qui  grâce aux personnes qui le suivent sur les réseaux attire les entreprises qui cherchent à faire connaitre leurs activités.

Krystal Bella Shabani ©DR

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Pour Armel Niyongabo , maître de cérémonies dans divers événements,   il faut que les gens sachent ce qu’il fait pour demander ses services au cas où ils seraient intéressés. Les photos qu’il poste sur ces murs et statuts  ne sont pas là que pour plaire. Il vise un public et obtient une grande visibilité ainsi.

Armel Niyongabo , maître de cérémonies lors du concert de la star congolaise Fally IPUPA ©Akeza.net

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Dans les pays développés, les célébrités sont les premières à profiter pleinement de toutes les opportunités des réseaux sociaux. A chacune de leurs publications, ils s’enrichissent grâce à leur titre d’influenceurs.  Dans certains pays africains, cela se remarque aussi même si le rythme reste encore à accélérer.

 

Huguette Izobimpa

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