Nelson Niyakire : « J’ai gardé de cette expo des moments de partage inoubliables »

Nelson Niyakire : « J’ai gardé de cette expo des moments de partage inoubliables »

Le peintre Nelson Niyakire , au milieu de ses tableau/KPL  ©Chris Schwagga

Autant, Tribu Imaginaire, la dernière exposition du peintre burundais Nelson Niyakire a connu un succès retentissant à Bujumbura, autant les tableaux issus de cette même  série ont fait l’effet d’une bombe lors de sa dernière et récente exposition à Kigali. Nelson connait donc reconnaissance et admiration des deux côtés de la Kanyaru.

Akeza.net s’intéresse aujourd’hui à cet artiste, porteur de lumière et d’espoir dont l’œuvre semble bien se moquer des frontières entre peuples et nations.

 

Akeza.net : tu as récemment fait ta 1re exposition à Kigali. Comment c’était ? Quels souvenirs en gardes-tu ?

 

Nelson Niyakire : L’expo à Kigali a été pour moi une aventure incroyable au niveau personnel et artistique. J’ai gardé de cette expo des moments de partages inoubliables avec chaque personne que j’ai pu rencontrer. J’ai aussi gardé de Kigali une image d’une ville extrêmement active,  cosmopolitaine et très moderne.

 

J’ai eu la chance de travailler sur cette expo avec INNOVATION VILLAGE, à qui appartenait la galerie, mais au-delà du soutien logistique, INNOVATION VILLAGE m’a apporté également un soutien moral. En gros ce que je garde au final du Rwanda après cette expo, c’est UN SENTIMENT D’AVOIR FAIT PARTI D’UNE FAMILLE.

 

Akeza.net : le franc rwandais, c’est 2 fois le franc bu. Faut-il penser que tu gagnes double si tu vends au Rwanda ?

 

Nelson Niyakire: Sincèrement, la valeur d’un tableau ou d’un artiste ne se mesure pas en termes d’argent mais par rapport à l’émotion que l’œuvre peut créer dans le public. Certes, le frwa est plus élevé que le fbu, mais ce que je garde plus, c’est  cette interaction que j’ai pu avoir avec le public rwandais.

Vue partielle de l'exposition de Nelson Niyakire à Kigali ©Chris Schwagga

Vue partielle de l’exposition de Nelson Niyakire à Kigali ©Chris Schwagga

Akeza.net : Nelson est peintre, mais aussi photographe et décorateur. Penses-tu devoir choisir un jour ?

 

Nelson Niyakire : je préférai me consacrer un peu plus à l’art, plus précisément la peinture, pour mieux focaliser mes inspirations.

 

Akeza.net : Quelles sont les prochaines destinations ? Quels autres marchés ambitionnes-tu de conquérir ?

 

Nelson Niyakire : Pour les prochaines destinations, je ne sais pas vraiment, mais une chose de sûre,  c’est que je veux faire  découvrir au reste du monde ce qui se fait au Burundi, tout d’abord dans les pays voisins, et après pourquoi pas un peu plus loin (grimaces).

Des personnes venues à l'exposition de Nelson Niyakire à ©Chris Schwagga

Des personnes venues à l’exposition de Nelson Niyakire à KIGALI ©Chris Schwagga

Le marché de l’art est un monde très complexe, il n y’a pas d’endroits bien précis. C’est un marché plutôt virtuel, donc je suis encore en train d’essayer de bien comprendre les différents rouages de ce marché.

 

Akeza.net : Quelles sont les ambitions de Nelson en tant qu’artiste ? Quelles sont les rêves qui animent son cœur ?

 

Nelson Niyakire : Je veux voir la scène artistique burundaise reconnue à sa juste valeur localement et internationalement. Personnellement, je voudrais pouvoir exposer un peu partout dans le monde et faire un maximum de rencontres avec d’autres artistes car pour moi l’ imaginaire d’un artiste est nourri par les échanges et les partages.

 

Akeza.net : Quels autres artistes/entrepreneurs/jeunes  burundais t’inspirent ?

 

Nelson Niyakire : Le Burundi en soi m’inspire beaucoup, malgré les hauts et les bas que le pays a traversé. Le peuple burundais est à l’image de sa patrie, qui en dépit de la douleur et des problèmes quasi permanents garde le sourire et une grande soif de VIE, pour moi c’est ça qui m’inspire, ce n’est pas une ou deux personnes mais 10millions de BURUNDAIS.

 

Propos recueillis par Landry MUGISHA

Comments

comments




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.