Nationalisation du secteur café : Où en est-on avec les réformes ?

Nationalisation du secteur café : Où en est-on avec les réformes ?

Le Ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage Dr Déo Guide RUREMA a tenu un point de presse ce mercredi 18 Mars 2020. L’objectif était de porter à la connaissance du public l’état des lieux des activités de l’Office pour le Développement du Café du Burundi « ODECA ».

Le ministre a entamé sa déclaration en précisant que depuis le début des réformes dans la filière café avec la mise en place des organes de l’ODECA, un pas a été franchi dans la conduite des activités.

Entre autres activités, le ministre citera la remise et reprise des Stations de dépulpage-lavage entre l’ODECA et cinq SOGESTALS dont Mumirwa, Ngozi, Kirundo, Muyinga et Kirimiro. Les réalisations ont aussi portées sur la remise et reprise de 71 stations de dépulpage lavage et l’usine de déparchage et conditionnement de BUTERERE.

 

Les SOGESTALS propres à  l’ODECA ont été ouvertes dans les localités où le café cerise a atteint la maturation. En totalité, quinze(15) SOGESTALS de l’ODECA sont actuellement fonctionnelles. Les autres SOGESTALS ouvriront au fur à mesure que les cerises arriveront à maturation.

Qu’en-est-il de la production? La quantité déjà collectée au niveau des SOGESTALS par l’ODECA et les privés est de 106 400,5 kg de café cerise A et 16 804 kg de café cerise B. Le ministre RUREMA en a profité pour annoncer aux caféiculteurs que le premier payement se fera dans la première décade du mois de mai 2020 et à demander à tous les concernés de respecter ce délai’’.

Toutefois, les activités à réaliser persistent. La remise et reprise des stations de lavage dites propres SOGESTALS n’ont pas eu lieu. Le ministre RUREMA précise que la gestion de ces derniers est en train d’être analysée.

44 coopératives des caféiculteurs membres du COCOCA comptent ouvrir cette semaine les stations de lavage dans les zones où la cerise a atteint la maturation”; a-t-il fait savoir.

On notera également que trois sociétés privées ont manifesté la volonté de travailler et de payer les caféiculteurs moyennant dépôt de garanties à l’ODECA. Une somme de 273 750 000 fbu a été versée par ces sociétés. ll s’agit de l’ETS Kaneza Lethitia qui a donné un montant de cent vingt-trois millions sept cent cinquante mille (123 750 000 FBU), la SOCIETE MATRACO: Cent millions (100 000 000 FBU) et la SOCIETE Kayanza Spéciality Coffee: Cinquante millions (50 000 000 FBU). D’autres sociétés dépulpeurs privées continuent à être reçues à l’ODECA en vue de leur octroyer des licences.

Le ministre RUREMA a saisi cette occasion pour mettre en garde les gens mal intentionnés qui veulent semer la panique au sein des caféiculteurs : ‘’Etant donné qu’il y a des gens mal intentionnés qui veulent semer la panique au sein des caféiculteurs, nous voulons les mettre en garde. Celui qui sera attrapé sera puni conformément à la loi”. a-t-il martelé.

Dr Déo Guide RUREMA a clôture en interpellant la population, l’administration, les Forces de l’Ordre, les instances judiciaires et tous ceux qui sont impliqués dans le secteur, de travailler en étroite collaboration afin de juguler toute tentative de vente du café dans les pays limitrophes.

Janvier CISHAHAYO 

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