Nadine Mutabaruka : «Epargner pour un avenir meilleur»

Nadine Mutabaruka : «Epargner pour un avenir meilleur»

 Nadine Mutabaruka, Directrice Générale de WISE ©Akeza.net

«Même si le pouvoir d’achat des burundais a sensiblement diminué en ces dernières années, cela ne signifie pas qu’il ne faut pas épargner car c’est important pour assurer notre futur», a indiqué Nadine Mutabaruka, Directrice Générale de Women’s Initiative For Self Empowerment(WISE) à l’occasion de la célébration de la journée Internationale dé l’épargne célébrée chaque 31 octobre. Selon elle, épargner ne signifie pas avoir beaucoup d’argent, plutôt c’est une question de mentalité. Elle interpelle la population à changer de mentalité et épargner pour un avenir meilleur.

 

Nadine Mutabaruka ne nie pas que l’effectif de ceux qui ouvrent leurs comptes d’épargne a sensiblement baissé ces dernières années. A cela, elle fait savoir qu’il faut plutôt s’adapter au contexte actuel et ne plus se comporter comme il y a deux ans car le contexte socio-économique n’est plus le même.
Selon Mme Mutabaruka, épargner ne signifie pas déposer une somme assez consistante sur ton compte, plutôt il faut comprendre le bien fondé d’épargner. Elle donne l’exemple ici qu’il y a moyen d’épargner 100Fbu voire 50Fbu jusqu’à ce qu’on soit crédible.

 

Comparativement aux deux dernières années qui viennent de s’écouler, Mme Mutabaruka précise que l’engouement d’épargne n’est plus le même, c’est la raison pour laquelle, insiste-t-elle, leur institution a organisé une semaine dédiée à la célébration de cette journée où l’ouverture de compte sera presque gratuite moyennant une petite somme de 5000FBu qui reviendra au client. Cela à partir de ce lundi 31 octobre jusqu’à la fin de cette semaine. Elle promet également la décentralisation de ses services dans le but d’inciter un grand nombre de personnes possible à épargner.

 

Quant à la question de ceux qui avancent qu’il y a un montant exigé pour avoir accès au crédit, Mme Mutabaruka répond par non. « Ce n’est pas la question du montant exigé, plutôt c’est la question de confiance. Si la confiance est là et que le projet est rentable le crédit t’es accordé facilement». Elle appelle la population à faible revenu de se confier aux microfinances car c’est pour elle que ces dernières existent. Elles sont là pour servir la population à faible revenu.

 

Signalons que d’autres microfinances ont célébré cette journée à l’interne.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

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