Musique : Sat-B répond aux accusations de Lolilo sur les réseaux sociaux

Musique : Sat-B répond aux accusations de Lolilo sur les réseaux sociaux

Victime d’un accident de voiture en revenant de la province Gitega où il venait de tenir un concert, l’artiste chanteur Lolilo a accusé – bien évidemment sans citer de noms – les artistes burundais d’être à l’origine de cette mésaventure en arguant que c’est un acte de sorcellerie. Une accusation que Sat-B n’a pas bien digéré et à laquelle il a vite fait de répondre par un direct sur Facebook. Un message fort et sans détour

Dans son direct sur Facebook, le message de Sat-B est on ne peut plus clair. L’artiste qui semble exaspéré par l’accusation de Lolilo, demande aux artistes burundais de travailler pour porter haut et loin la musique. « Mes amis, tous les artistes qui me suivent en ce moment, c’est le moment pour nous de se réveiller et de travailler pour notre industrie musicale, pour la musique burundaise », dit Sat-B avant de poursuivre en répondant de manière assez clair à Lolilo sans pour autant le citer, « Tu fais un accident et tu t’empresses de dire que tu as été ensorcelé. En quoi on t’a ensorcelé ? Fais juste du bon travail ! Si je sors une nouvelle chanson et qu’elle est meilleure, arrête d’être jaloux. Vas, travaille et fais tes preuves. Il ne faut pas dire que tu as été ensorcelé », dit-il dans cette petite vidéo.

Pour Sat-B, cela est une honte pour la musique burundaise. « C’est une honte pour nous. Le monde nous regarde et se demande ce qui ne va pas dans la tête des burundais. Nous faisons des choses et de nombreuses personnes nous regardent et se demandent si nous sommes intelligent ou pas ? Ils sont capables de faire de bonnes choses et non s’accuser mutuellement. »

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Sat B, vraisemblablement lésé par cette accusation tient à signaler que le travail des artistes burundais aujourd’hui et celui de paver le sentier pour les générations futures et ce travail demande que les artistes s’investissent et investissent des moyens conséquents pour rendre les choses possibles. « […] nous travaillons pour ceux qui viendront demain. C’est pour cette raison que nous essayons de faire du bon travail pour ceux qui vont venir après nous. Nous investissons beaucoup d’argent pour que les choses soient bonnes. Alors, lorsque tu investis peu de moyens, ne t’attend pas à ce que les choses se passent bien. Nous devons changer, travailler pour notre rpays, faire progresser notre musique, il n’y a rien d’autre. »

Voici là un message clair et fort qui devrait faire écho dans le milieu de la musique burundaise.

 

Moïse MAZYAMBO

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